Le site du e-consultant - Théorie et pratique de la survie en entreprise

 


vendredi 31 mars 2006

Métaphore Canine

Une question de Clay

Cher e,

La formule finale de ta présentation ("Si ton internaute est parti, il reviendra demain comme un chien vers sa patée") me rappelle bigrement quelque chose, mais quoi ? Tu aurais une carte de visite ? En fait je veux dire un flyer.

inspekta C.

La réponse du e-consultant :

Le e-consultant, c'est vrai, c'est un peu le marabout du bizness. Ca m'étonne donc pas que mon pitch te rappelle ces p'tits flyers pourraves distribués à la sortie du tromé ou dans les boîtes aux lettres. Inversement, le marabout c'est la source primale du consultant, celui qui te résoud tes blèmes non pas avec de gros Excels pétés jusqu'à la gueule de chiffres bidonnés mais avec du sang de poulet et des poils de ton cul.

Quand ton entreprise part en sucette pour des problèmes comme perte de chiffres d'affaires, démotivation des salariés, augmentation des taxes, boycott des consommateurs, coup de putes des concurrents, le e-consultant peut t'apporter la solution qui va te faire péter la baraque. Ses pouvoirs illimités et trop balèzes sont issus directos de la grande forêt magique des Six-Sigma. Résoud les problèmes de couples manager-managé et redresse les R.O.I tordus. Spécialiste des réorganisations à la hussarde et des délocalisations en 48H. Notoriété mondiale de sa réputation sur l'interweb.
Avec le e-consultant les résultats sont garantis iso 9074 et payables en 2500 mensualités H.T. Métro : Arche de la défense, tour Babylon system.

Voilà, j'ai répondu à ta question, j'ai résolu ton problème de curiosité, tu me dois 3000 euros et un sac de manioc.

Les autres, je vous propose, un petit Friday Game (ah, ça faisait longtemps) : créer des flyers de marabouts pour le e-consultant avec des accroches bien chanmés, des pouvoirs trop maousses, de types de problèmes qu'il résoud top zarbi et, bien sûr, des fautes d'orthographe énormes.

Allez au boulot, fissa, dans les commentaires. Sinon je vous maraboute la face.

jeudi 30 mars 2006

Un peu d'interim dans un monde de brutes

Tandis que les djeun's se rebiffent contre la précarité qui les menace à grands coups de CPE, que le pays se retrouve cécoin depuis des lustres dans la grande crise existentielle du "modèle français" (à savoir vaut-il mieux manipuler statistiquement le nombre de chômeurs pour redonner confiance aux patrons ou au contraire détourner l'attention du peuple vers d'autres thèmes comme l'insécurité dans les ANPE ?) , d'autres - des big corporate boxes - trouvent de vraies soluces qui vont relancer un peu l'emploi pour nous autres métrosexuels.

dimanche 26 mars 2006

Super question

Une question de Dolce :

Monsieur le e-consultant,

Ma mère, avant elle ma grand mère, et ainsi pour des générations de Dolce, disaient toutes "Ah les hommes, on ne peut pas faire sans, et on ne peut pas faire avec".

Bon, je suis moyennement d'accord. Moi le mien d'homme je peux faire avec, j'ai même refais le même en plus petit. Mais je trouve que ça s'applique très bien à un boss (mâle ou femelle, soit dit en passant).

Pendant des années, j'ai bossé comme une malade et chaque matin je me levais en ayant envie d'eviscérer mon boss (ou étrangler; ou concasser; ou empaler; enfin tu vois l'esprit).

Et maintenant que j'en ai plus, de boss, puisqu'ils ne veulent pas de moi, j'en voudrais bien un. Ca me permettrait de:
1/ avoir des pépettes
2/ jouer à tes jeux du vendredi parce que là j'ai pas le coeur à ça

Comment faire ?

Quel est le nom de ton boss à toi qui te permet apparemment d'avoir à la fois des pépettes et un temps dingue pour vérifier si tu as de nouveaux commentaires? Quel est ton secret, hein, e-consultant?

La réponse du e-consultant :

Mais enfin, il n'y a pas un petit CPE ou un petit CNE des familles en Italie qui te permettrait de retrouver easy un super job ? Ca c'est vraiment le problème de l'expartriation parce que nous en France, avec les nouvelles mesures anti-chomdû on a résolu le blème et, la vérité, on est quasi en plein emploi.

En fait, Dolce, tu poses plein de questions à la fois. Et comme je suis un super consultant de ma race, je vais y répondre une par une et après je vais t'embrouiller pour te montrer que même si tes questions sont pertinentes, tu te gourres dans ta façon de poser la problématique sur le grand powerpoint du monde.

1. Comment peux-tu trouver un boss qui va te filer plein de pépettes etc ?

Euh, t'as pensé à envoyer des lettres de motivations avec des photos de toi nue dedans ? Ou te pointer à l'entretien avec un pitbull que tu promets de ne pas lâcher s'ils te filent le job de suite ? Ou pirater le service RH de l'entreprise pour faire croire que tu bosses dans la boîte depuis 3 ans ? Ou venir avec le bilan comptable de la boîte rempli de post-its gribouillés et dire que vraiment non ça va pas du tout là, tu voudrais bien les aider mais y a leur concurrent qui te fait une offre à tant et que financièrement ça va mieux pour eux quand même.. donc tu hésites etc etc..

Y a quand même plein de techniques pour trouver un job aujourd'hui. Je ferais un billet là-dessus bientôt pour ceux qui veulent du détail.

2. Quel est mon boss à moi ?

Le e-consultant est son propre boss. Hé ouais. Donc je me permets de faire ce que je veux et je me paie grassement à rien branler. Enfin, pour tout dire, je n'ai même pas à bosser car je suis tellement pété de tunes que ça serait une insulte à l'économie de chercher un taf. Dans les années de la bulle internet, j'ai truandé plein de startoups montées par des jeunes golios en mal de reconnaissance et de fun. Je leur fourgais très très cher tout un tas de conseils bidons qui les ont menés à la faillite et m'ont mené moi vers un gros tas de tunasse comme même l'oncle Picsou n'aurait jamais osé en rêver.

Aujourd'hui, je peux donc me permettre de donner des conseils gratos et de faire le kakou sur le web. Yeah. Je pourrais aussi me défonçer la gueule aux caraïbes avec des putes de luxe, mais en fait, on se fait vite chier.

3. Quel est mon secret ?

Je me lave les cheveux avec un shampoing spécial au sperme de baleine. Ca décuple mon pouvoir charismatique et mon mojo power et du coup, je peux raconter n'importe quoi à n'importe qui et les gens gobent tout comme des poissons rouges.
La composition de ce shampoing que j'ai inventé est gardée secrète, mais sache que Carlos Goshn l'utilise.

4. Alors pourquoi faut pas raisonner comme ça et c'est quoi alors la bonne façon de poser le problème ?

Les gens, qu'ils soient lecteurs de l'Express ou de Marie-Claire, pensent qu'il faut trouver l'équilibre entre vendre son fion pour pouvoir becquetter et avoir du temps pour poser ce même fion sur un canap' et téma la tévé comme un gros chamallow avec ses potes (ou d'autres activités moins intellos comme écrire un bouquin ou faire du freesbee sur playstation). Mais tout ça c'est du bullshit ! Se prendre le chou comme ça c'est pire que se friter la tronche sur le Pari de Pascal ou le paradoxe d'Achille. C'est le rocher de Sysiphe, le Wuweï, la quête éternelle de la question insoluble : 16 ou Kro ? Il n'y a pas de solution. Soit comme on dit tu perds ta vie à la gagner, soit tu es libre de ne rien faire mais tu galères à mort.

Alors ?

Alors, la vraie question, c'est comment faire pour être tellement pété de tunes que t'as plus jamais à bosser ? Et ça les cocos, j'y répondrais une autre fois... faut bien que vous continuiez un peu à me lire avant d'aller vous la péter aux bahamas avec Natacha.

mercredi 22 mars 2006

Do you speak communication ?

La com' a son dialecte que personne ne pige, même pas ceux qui y travaillent. Happy face, des gars du milieu ont eu la killer-idea de faire leur propre dico. C'est un peu lège au niveau du nombre de définitions, mais pas au niveau de la qualité de la poilade. Les exemples sont vraiment tordants, à se bourrer la gueule avec ses chaussetttes pour arrêter rire. Et le truc top trendy qui va leur faire péter un méga buzz en viral, c'est que ce dico tu peux même y contribuer avec tes petites défs persos. Yes man. C'est vraiment pas déceptif comme concept.

Voilà un truc qui plaira à e-manuel, le ouf du vocab'.

Moi ce que je vous propose, c'est qu'ici au econsultantpointcom, on contribue tous à ce momunent du verbiage d'entreprise et qu'on lâche tous notre définition avec un exemple bien fendard et après on leur balance le bazar en bloc comme des mabouls. Allez on s'exécute et asap. Les définitions dans les commentaires s'il vous plaît. Je m'occuperais de leur refiler le package.

Et m'obligez pas à faire bosser le Dark Planneur !

Source : Mollie

samedi 18 mars 2006

e-pub subliminale

Avec le web 2.0 et le grand retour en force des web-business à la "fais péter la tune coco", le modèle de la pub en ligne va connaître de vrais bouleversements type je te prends, je te retourne.

Après les bandeaux, les skyskrappers, les flashs qui bougent et qui font chier, les googles ads et équivalents, les nouveaux trucs contextuels comme intelliTXT, le nouveau format qui va exploser, c'est la pub subliminale, notamment dans les pauv'casts et autres videossmounchtz.

Une petite vidéo explicative (qui d'ailleurs fait une subtile transition avec le post précédent) :

Vous allez vous faire des couilles en or.

Et dire que ça date de 2001 cette vidéo-bouze. J'étais déjà un putain de précurseur de ma race.

vendredi 17 mars 2006

Drug-Killer

Une question de Louis-Kevin :

C'est la folie dans mon agence, après le cost-killer qui a transformé les rouleaux de PQ en papier de verre et c'est au tour du Drug Killer de traquer le petit Créa' qui pep's son bédo peinard en jouant à la PSP. La direction ne se rend pas compte qu'on est obligés de se doper pour trouver les formules pourraves qui plairont aux clients... Les mêmes qui refusent 10 propales toutes belles qu'on s'est fait chier à faire entre deux tournées de Bang. Existe-t-il des moyens de créer sans substances illicites ou comment allons nous faire pour échapper aux tests salivaires ???

La réponse du e-consultant :

Louis-Kev', la drogue c'est mal. Très mal. Très très mal.

Ici au econsultantpointcom personne ne touche jamais à la came. Jamais jamais. Oh non. Et on déconseille grave tout usage de ce type de substances.

Pourtant, il faut bien reconnaître que dans certains boulots d'entreprise, la came c'est devenu obligatoire. Créatifs, dirigeants, traders, et même parfois commerciaux grands comptes ou DRH ont besoin de remontants pour garder leur productivité au top. Soumis à une pression de ouf, ils deviennent dinguos, complétement mabouls s'ils n'ont pas leur p'tit oinj' à méfu tranquil ou leur chtite ligne de deprou à sniffer peinards. Hé ouais, comment virer à l'aise 2 000 personnes sans se claquer la tronche sur le parpaing si on a pas un petit shoot à se mettre sous la dent ? Hein ? Et comment jour aprés jour sucer jusqu'aux boules client aprés client afin de pécho les marchés les plus juteux si on a pas sa pipe de crack bien rangée dans son tiroir de bural ? Je te fais même pas le speech sur l'assistante qui doit taper des mémos en 7 langues avec un cigare à allumer dans chaque main, t'as pigé l'histoire.

Donc tu vois, ici, Louis-Kevin, on te jette pas la pierre à la gueule. On comprend ton blème.

Alors comment être créatif sans ton chichon ? Ou comment éviter ce drug-killer pas joiiice qui t'empêche de faire ton taf sans souci ? A priori ça semble insoluble. Parce qu'il faut vraiment être foncedé à mooort pour accoucher de spots de pub qui font qu'un client (aussi déchiré à donf', si tu veux mon avis) soit prêt à lacher autant de blé pour voir le nom de sa boîte à la TV pendant 30 secondes pendant 10 jours. Et parce qu'une Direction qui a décidé de faire la chasse à la guedro pour pouvoir se targuer d'une politique de développement durable de son personnel (ben oui, sans came, le salarié a 5 piges d'espérance de vie en rab'), elle lâchera pas le ceaumor aussi easily. Oh noooon.

Mais relaaax man. Tu woua voir. Le e-consultant, il a une soluce d'eeeennffeeerrr. Mouais.

D'abord, tu appelles au bigooo-ho-ho-ho-h20 ce putain de keuf interne pour qu'il se raboule dans ton burlingue. Et fissa. Okkaaay ? Tu lui baraboules que t'as mis le neeeez, le zen, le pif, le tarin, le blair dans un p'tain de traaaaafic de tox. ET faut qu'il démantibule tout ça, ouuuais.. Avant qu'il arriiive tu me dégages viteuf, tous ces lapins en couches là que t'as sur ta taaaable de tramwail. Okkaaaya man ?

Et tu lui sors ton mmmm'gros sac de guedro, avec toouououout le matos : coco, marijjjjuana, pcp, speedball, albaaator, x, Mdmaman, angel truuuc, teuteu, musclorr, mescaline, daffy duck et l'ot' ketru dont je me rappeeellle jaaaamais jaamais le nom. Tu sais là celui qu'a les gwandes zoreilles ?

Et là man, tu la zoues cooool et tu lui fais tout essayer pour qu'il vérifie les produits un à un, que c'en est bien quoi. Tu fais bien attention à ces crottes de nez de coyotte éééénormes dans son dos qu'il a hein ? Et quand il est bien mûr, ca devient ton ami. Et voooillàà.. ffsshs; le conseil. Yo. ah. okaaay ?

Non mais t'as piiiigé ou quoi ? Hein ? sq voilà né finiii. si si si. Pourquoi tu fais ton ragondin ?

Mé quand m^^menfgs hein né suuuper fortiche de sawace lle nafgan que tu m'a

envoyé. Coucou. Je suis dans ta pohce. J'aimerais bien arrêter de sourire.

jeudi 16 mars 2006

Légitimité... ou pas

Une question de Fañch :

Etre consultant, c'est un savoir faire, un savoir être (ça fait bien ça les différents savoirs, les écoles se branlent d'avoir trouver ça et en collent partout dans des chtites plaquettes quadri que c'est nous qui payent (les élèves des ESC) et que c'est eux (les prépas, c'est à dire nous + 1 an) qui les bennent direct), mais aussi voire surtout une légitimité, un titre genre gagnant du concours mister scie égoïne 1978 qui vous permet d'ovrir votre gueule sur à peu près tout et n'importe quoi qui concerne de près ou de loin l'outillage. Entre l'expert et le coach, le consultant existe grâce à sa légitimité. La question est alors simple et il n'y a qu'ici que j'y trouverais une réponse : comment faire quand on n'a rien, quedale, pas un titre, à peine un ptit diplome, rien qui fasse expert dans son domaine, mais qu'on veut quand même faire rentrer les brouzoufs et ouvrir bien grand ce qui nous sert à tous de débitoir à conneries pompeuses mais néanmoins génératrices de trésorerie ? Merci de ta réponse, oh grand e-consultant.

La réponse du e-consultant

Fañch, tu poses la question de la légitimité. C'est une question aussi délicate qu'elle est judicieuse et ancestrale. Déjà Socrate, premier des consultants, avançait sur le terrain miné de cette interrogation : Qu'est ce que la légitimité ? (What the fuck is legitimity ?). Déjà, il se questionnait avec son fidèle acolyte Robin sur ce qui lui donnait en droit le pouvoir de donner conseil à son prochain, de le questionner pour comprendre ses besoins et de lui faire un gros powerpoint de verbiage pour lui embrouiller la tête. Déjà, il entendait donner à sa méthodologie, la maieutique, un fondement naturel, et perçu par tous comme tel, afin de pouvoir la transformer en un juteux bizness de toges finement brodées et d'huile à se oindre le cul.

A notre tour, nous devons, en cette ère de postmodernité où tous nous prétendons au droit à être le consultant de notre collègue, de notre voisin, de notre conjoint ou même de notre chat, ré-examiner cette question à la lumière des avancées de la philosophie existentielle et phénoménologique.

Qu'est ce qu'être ou ne point être consultant aujourd'hui ? Qu'est ce qui nous en donne le droit, le pouvoir, l'assise pour justifier d'un tel statut et bénéficier du pouvoir qu'il offre sur le premier venu du business ? Onthologiquement parlant, quels sont les prolégomènes à toute légitimité d'une métaphysique du consulting qui voudrait se poser comme universelle et ouvrir la sphère contingente de la grande Cash-machine ?

Hé bien, moi je te le dis, tout ce bordel à la mord-moi-le-noeud, on en a rien à secouer. C'est de la pisse d'âne en tétrapack.

La vérité c'est que pour devenir consultant, et pouvoir à la fois
- ouvrir son clapier à couillonnades
- engranger un max de tunnasse
c'est qu'il faut avoir une sacré paire de burnes et point barre. La légitimité du consultant elle est dans son calbut.

Nous, on peut arriver fine fleur devant le boss d'une boîte, qu'il connaît comme sa poche parce qu'il l'a fondée et qu'il l'a fait mariner dans son jus depuis 25 piges, et lui sortir tout de go : "Mon pote, t'as le nez dans ta crotte. Nous, les consultants on a pécho la vérité avec trois questionnaires de bidasse et deux matrices de trouffion et voilà ce que tu dois faire !" Comment penses-tu qu'on puisse faire ça sans avoir un sac à billes en béton armé ?

Et comment, sans un sacré pack de burettes bien accroché entre les guibolles, se pointer la gueule enfarinée devant le comité d'administration d'une holding de vieux briscards à qui tu vendrais pas un singe sans qu'ils lui aient reniflé un à un tous les poils du cul, et leur avoiner la tronche sur comment ils doivent démembrer le groupe qu'ils ont mis leur vie à construire tout ça pour se rapprocher de leur coeur de métier et faire péter de joie l'actionnaire.

Les diplômes, les titres, l'expérience, l'expertise, c'est du baratin pour entuber les jeunes bourges en mal de reconnaissance. On leur file une prépa et un ch'tite "grande école" (de commerce, d'ingénieur, de n'importe quoi on s'en cogne tant qu'il y a marqué élite dans la plaquette) et on espère que ça leur filera du poil aux pattes. Ca marche pour certains, mais en général c'est ceux qui avaient déjà un bon capital rouston.

lundi 13 mars 2006

10 trucs pour négocier son augmentation comme un gros porcos

Apparemment, cette première approche de l'augmentation à la chacal, ce n'était pas suffisant. Vous crevez tous la dalle ou quoi ?

Donc voici 10 conseils pour faire péter les brouzoufs dans ta négo de tunes avec ton bâtard de manager.

1) N'attends pas ton entretien annuel
Ce genre de conneries, tu peux tout de suite t'asseoir dessus. C'est le moment qu'attends ton boss pour te baiser la gueule et t'essuyer la tronche avec le même mouchoir plein de foutre qu'il a utilisé pour tous ceux qui sont passés avant ta pomme. Ceux qui négocient lors des périodes imposés sont les mêmes bénis oui-oui qui sont contents quand on leur dit que "cette année ca va mal". Ils sortiraient même leur chéquier si on leur demandait d'aider un peu la boîte. Ils ne finiront jamais dans le Comité de Direction à se gratter les paluches avec de billets de 500.

Le truc d'attendre 6 mois d'ancienneté que tu lis partout, c'est pareil tu peux oublier. De toute façon, la première négo c'est le jour où tu signes ton contrat, où tu sors ton air de cul de poule pour dire "ah mais c'est pas ce qu'on avait convenu"

2) Négocie avec tout le monde, tout le temps
L'entretien formel est un piège à con. Ta négociation salariale doit être permanente. Ca doit être une tâche dans ton organizer. ou un reminder permanent dans ton calendrier outlook. Chaque micro-action que tu accomplis pour ta boîte de looze devrait justifier une augmentation salariale de ouf. Et tout le monde doit le capter, ton n+1, ton n+2, ton n+28, ton DRH, ton PDG, et même le type qui change le PQ. Ca doit être leur seconde information qu'ils reçoivent de la journée aprés : "Ca y est, je suis réveillé, les emmerdes commençent".

3) Pour savoir ce que tu vaux, regarde le marché et multiplie les chiffres par deux
Toutes les études du type "combien vous devriez gagner" ou "la vérité sur les salaires" sont publiées par un consortium de managers et de patrons d'entreprise qui veulent t'embrouiller. La vérité c'est que tu ne seras jamais assez bien payé. Sans dec', t'auras pas envie d'une petite piscine éclairée dans ta villa ? Ou d'une porsche plaquée or ? Ou d'une pute qui suce mieux ? Ou juste d'une ligne de coke supplémentaire par jour ? Ou simplement de pouvoir dire combien tu palpes à un dîner sans te taper la honte ?

4) Demande le double pour avoir le quart
C'est un peu comme au souk, si tu veux. Tu seras d'autant plus crédible que ton prix est exorbitant. Tu peux aussi cracher par terre et jurer sur la tête de tes enfants, le traiter de niqueur de chameau ou de fils de bouc. Si si c'est permis, et même vigoureusement conseillé. Encore une fois, les gens qui restent calmes aiment la vaseline.

5) Développe une argumentation de tueur
Exit tous les bullshits sur ta valeur, ta performance et tes résultats vs les objectifs pourraves. Tout ça est tellement évident que y a que Delarue qui n'est pas au courant, et tu ne veux pas en discuter même une minute (si vraiment ton boss insiste, flood-le avec la liste de tes succès et mérites sur un rythme de raggamuffin hardcore !). Tu es le killer dans la place. Le Tyranosaure du taf. Ton argumentation doit être fondée sur la peur de ce qui pourrait arriver si on ne t'augmentais pas.. Sans faire de menaces concrètes, distille un climat malsain, une prophétisation de l'horreur qui soit un mix entre Nostradamus et Marylin Manson. Qu'au bout d'une plombe d'entretien ton boss voit des chauves-souris frapper à sa boîte email ou des litres de sang couler de sa machine a kawa. Il faut qu'il flippe sa race. Parce qu'on ne refuse pas une augmentation de salaire à un psychopathe !

6) Ne jamais menacer de démissionner
Il n'attend que ça, le chien. La vraie menace c'est bien de rester en n'ayant pas été augmenté, avec tout ce que ça implique de démotivation, de pourrissement de l'ambiance auprès des collègues, de rumeurs infectes, de coups de putes, d'objectifs foirés et de chiffre d'affaire qui se ratatine comme un zob aprés l'amour. N'oublie pas que ta stratégie, ce n'est pas le pipo de la négo rationnelle, c'est le salaire de la peur !

7) Dégage les avantages non monétaires
C'est une vieille technique de boss pour t'enfler par le côté. La bagnole de fonction qui restera au garage car les réparations ne sont pas comprises dans le package, les tickets restos que tu refileras à ton fils aîné pour qu'il grossisse au MacDo en séchant les cours, les plans de formations où tu te feras chier pour apprendre le schtroumpf des affaires ou encore le fond d'éparge qui se pétera la gueule lorsque tu voudras le débloquer pour faire face à l'invasion chinoise, tout ça c'est de la gnognotte. Tu veux du fric ! Du pognon ! De la tune ! De la caillasse ! Du genhar ! Du flouze ! Et vite ! Aboule !

8) Sois sourd à ses justifications
Dans tout bouquin de management qui se respecte, il y a un chapitre sur "comment refuser une augmentation à un blaireau", bourré à mort de phrases types pour que tu te pètes les dents sur ton blé. Du style "Votre expérience est insuffisante pour qu'on vous permette d'accèder à une rémunération décente, humainement parlant", ou encore "Il faut modérer vos prétentions, cette année l'entreprise est en difficulté, notre croissance n'est que de 130 %" ou bien aussi "Voyons, personne à votre poste avant vous n'avait jamais eu un tel niveau de salaire, à part moi bien sûr". Laisse-le placer sa formule de bon élève peigne-fion et puis ricane. Et enchaîne.

9) Si tu peux lui serrer les couilles sous le bureau, fais le
Ca abrègera la négociation, et les études montrent que statistiquement tu devrais pécho 3% de plus.

10) Quittez-vous bon amis
Pour qu'il ne se sente pas complétement niqué jusqu'au colon, laisse lui une petite victoire finale, une concession de dernière bourre dont il pourra se targuer devant ses poteaux managers. Par exemple, à la fin de la négo, quand tu lui as bien bourré le mou, qu'il est claqué comme une vieille savate et que tu as obtenu ce que tu voulais, tu peux dire "Bon, à demain alors ?"

samedi 11 mars 2006

Quand un keum de l'audit pète les cables !

Ca donne ça. Et c'est assez poilant.

L'entreprise ça devient vraiment la déconne. Si tout le monde s'y colle, moi je vais pouvoir pointer au chomdû. Zarma.

vendredi 10 mars 2006

Comment négocier une augmentation de chacal ?

Dans ton petit bureau miteux que tu partages avec "Michel pue de la gueule" et une stagiaire imbaisable, tu en viens parfois à rêver à cette bonne vieille augment' qu'on t'as promis il y a deux lustres et dont tu n'as jamais vu la couleur de la culotte. Tu te morfonds sur ce boulot de merde sous-payé en te disant à toi-même que tu mérites mieux.

Hé bien non, ducon, tu ne mérites pas mieux !

Si tu touches tant de blé par mois et pas un kopek de plus, c'est que c'est tout ce que tu vaux. Ou plutôt tout ce que t'as réussi à pécho. La grosse erreur, c'est de croire que les gens sont rémunérés en fonction de leur poste, de leurs responsabilités et/ou de leurs compétences. Foutaises. Pipo. Balivernes de fond de chiottes. Mitonneries de caves à foutre. Les gens sont rémunérés à la gueule !

Pourquoi la petite putasse (à part le fait qu'elle a jamais enfilé une jupe qui tombe au dessous du genou de sa vie) qui vient de débarquer au pole R&D touche 1,5 fois ton salaire alors qu'elle a exactement le même diplôme et seulement 23 piges ? Mais parce qu'elle a une plus grande gueule que toi, mon pote ! Et qu'elle l'a fait savoir dès l'entretien d'embauche.

Et pourquoi le chef de produit lingettes amaincissantes se fait 15 K euros de plus que ta pomme par an alors qu'il vient encore de flinguer trois lancements de produits cette année ? Mais parce qu'il a plus de gueule que toi.

Et pourquoi Louis-Kevin qui va voir des films intellos pendant ses heures de burlingue et qui n'en rame pas une en général vient encore d'être augmenté ? Mais parce que c'est LA SUPER GRANDE GUEULE de la boîte. Hé ouais. C'est comme ça et puis basta. Y a pas à se ratisser le ciboulot avec un vilebrequin pour essayer de piger pourquoi.

Qu'est ce que tu peux y faire ? Hé bien, te prendre par la main et allez te négocier ta petite augment' toi-même chez ton manager. Happy face, le e-consultant va quand même te filer un ou deux bons conseils pour t'aider à bien manoeuvrer ton rafiot sur les mers agités de la négo de bural.

D'abord, un premier truc à savoir c'est qu'en dessous de 15% ce n'est pas une augment' c'est de la mendicité déguisée. Il peut tout aussi bien te refiler le sac de vielles fringues qu'il comptait déposer chez l'abbée Pierre, ca revient au même. Donc fixe toi un objectif raisonnable, pas un truc de nazebrock quoi. Faut savoir si tu veux emmener ta pouf' en week end à Marbella ou si tu veux juste t'acheter un nouveau gagdet de tuning pour ta bagnole.

Ensuite, ne préviens ton boss que tu veux une augmentation, mais choppe-le par surprise. Demandes-lui à faire un point sur un autre sujet et là balance ta sauce. Ne le laisse pas se tracer tant que t'as pas une réponse ferme comme un turc qui bande.

Enfin, voilà trois stratégies de négo pour te ramasser le paquet garanti :

1. Se lancer dans le chantage pur et simple
Le harcèlement sexuel, y a que ça de vrai. Au bout d'un quart d'heure ressort de l'entretien à moitié désappé. Le fion (ou la moule) à l'air, en gueulant que tu vas te plaindre, parce que c'est inadmissible, etc. etc. Fais ton petit numéro mais laisse-le te rattraper qu'il se fasse pas trop griller. Pour éviter le procès, la honte et la sodomie en prison, il te la filera ton augment'.
Si ton boss est un mormon, cogne-toi la tronche avec son cendar jusqu'à ce que tu pisses le sang, et ressors en disant que "promis la prochaine fois tu les feras tes objectifs.."

2. Faire jouer la concurrence
Reçois de faux appels de chasseurs de tête. Fais ton comploteur et enferme-toi avec ton portable dans une salle de réu. Et reviens avec un smile à te déchirer les joues. Imprime une proposition d'embauche bidonnée avec en gros, méchamment visible, le logo d'un big concurrent de la turne où tu bosses. Et oublies d'aller la chercher ta propale, histoire que tous les zonards qui passent à l'imprimante puisse téma le méga salaire astronomique que tu t'es octroyé. Une fois la rumeur bien enflée, demandes un entretien et laisse faire.

3. Jouer la pitié
Ramène-toi le jour J avec une vieille chemise élimée et pleine de tâches de graisse. Enfile ton costard le plus pourrave, celui où t'as mis des pièces aux coudes. Ne mets qu'une chaussette. Et enquille le baratin sur tes enfants anémiques, ta femme dépressive après son troisième cancer du nichon, ta vioque qui dilapide le patrimoine famillial avec un gossbo à Monte Carle, ton banquier qui t'as fourgué tellement de prêts à la conso que quand t'auras fini de payer les intérêts des intérêts, il te restera juste de quoi t'acheter une pelle pour creuser ta tombe. Et encore elle sera rouillée.
Chiale un petit coup.
Fais pipi (ton opération de la prostate a foiré).
Même le pire des requins lâchera de la tune pour que tu t'arraches de son bureau.

Avec ça t'es bétonné. Si ça suffit pas, pose une question. Je te fourguerais du détail suivant ton cas spécifique.

jeudi 9 mars 2006

Nounours & Son

Le conseil à la papy brossard n'a qu'a bien se tenir. Voilà que déboule sur le marché un putain de cabinet super innovant qui va ré-vo-lu-tio-nner les méthodes archaïques du milieu, aussi archaïques d'ailleurs que les sucres candy ou les mistrals gagnants. Fini la langue de woib', les clones en costard gris à rayures, les mines de croque-morts et les powerpoints gerbiques.

Chez Nounours & Son, ils pratiquent un conseil à la fois colourful et acidulé. Un truc de ouf, qui se cache pas derrière des montagnes de baratin pour faire péter les bonbecs et éjecter les chamallows de la productivité.

Des types sympas, funky comme pas deux, et qui ont vraiment le sens du gélifié.

Bref, une vision saine du consulting comme on kifferait d'en voir plus souvent.

Et guess what ? Ils n'emploient que des nounours.

Extrait choisi : "La Nounours & Son Delivery Method a été créée suite à une analyse très poussée des causes d'échec des projets. Lors de cette étude, il s'est avéré que le meilleur moyen de limiter les risques d'échec était de réduire le nombre d'actions.

C'est pourquoi la Nounours & Son Delivery Method, garantie la qualité de notre travail: elle n'inclu aucune action réelle."

Franchement, c'est pas beau la vie ?

Absence et CPE

Une question de Zouine :

En l'absence de nouveau posts, je me demande si tu fais la grève, la manif, et donc si cela veut-il dire que tu es contre le CPE ?

La réponse du e-consultant :

Pas du tout. Je fais la grève parce que y a plus un clampin pour me poser de questions. Ce qui est vraiment trés relou quand on est consultant car on se sent super naze, on a rien à croûter et on se met à trier ses vieilles chaussettes. Heureusement tu es là, et mon blocus est levé.

Le CPE ? En tant que consultant, je suis pour of course. C'est un super outil que je préconise pour améliorer la flexibilité du jeune dans ton entreprise. C'est vrai, ces derniers temps, le jeune il a tendance a être un peu québlo du trouffion, alors pour lui redonner un peu de souplesse, rien ne vaut un nouveau petit contrat de travail période Bas Moyen-âge.

Avec le CPE, t'es plus obligé de niquer uniquement les stagiaires (ce qui devenait lassant pour les bitards du comex, il faut le reconnaître). Tu peux te taper aussi les nouveaux et nouvelles embauché(e)s. C'est simple cocotte, ou tu suces ou tu gagedé ! Et puis t'es peinard, t'as pas obligé de te foutre la pression (comme avec les stagiaires qui ont que 3 mois pour se faire sodom les genoux dans le tiroir), vu que t'as deux ans pour tirer ton coup. Ca te laisse une bonne marge de manoeuvre. Tu peux même faire tourner.

Moi je capte pas, tous ces djeun's qui font la gueule : c'est des frustrés du cul ou quoi ?

vendredi 3 mars 2006

L'industrie du disque en miniature

Devant l'incapacité des Majors a nous refourguer une solution de musique en ligne viable (sans ces merdes de DRM notamment), le econsultantpointcom a décidé de prendre les choses en main. Il te propose de produire et vendre directement ta propre musique en ligne et comme un gros dinguo.

Et ça tombe bien, ça nous fait un petit flashgame du vendredi pour glander un peu au taff tant qu'on est encore en CDI.

Let the music Play !!

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la connerie du débat actuel autour du business de la music (et notamment sur la dernière initiative risible des acteurs institutionnels pour pourrir encore plus le débat) voici que liens intéressants :

Lestelechargements.couilledanslepotage : le site officiel

Lestelechargements.info, lestelechargements.fr, lestelechargements.org : les sites "parasites" qui viennent apporter la contradiction..

Quelques articles dans Pointblog
- Dialogue difficile sur le blog de la DADVSI
- Un blog officiel dans la bataille

Sur nanoblog

Les positions de ratatium anti DADVSi à mort

Ou encore chez Palpitt

Comment j'ai téléchargé pour 180 000 euros qui m'a bien fait marrer chez r'Men

Et pour finir Neokraft ou la

Quoi ? Quoi ? J'ai fait que du lien ? Ben ouais, mais bon y a suffisamment de matière sur le web pour que tu puisses te faire ta propre opinion sans que j'en rajoute une couche. J'suis pas ton père. Là, t'as ton petit dossier. Tu lis, tu gamberges et tu te dis que finalement monter un putain de site qui vend de la musique avec des formats de fichiers standard (genre mp3), ca serait tout con et ça aurait des chances de marcher. Si tu captes par pourquoi, franchement, là je peux plus rien faire pour wat. D'ailleurs la preuve !

jeudi 2 mars 2006

Comment éjecter discretos une brochette d'employés un peu mous du mojo

Comme ça :

Faillait y penser, c'est tout.

Source : le blog du cadre

T'as 5 min pour faire un point ensemble ?

Une question de Yargla

Comment se débarrasser d'un directeur des opérations qui systématiquement demande à faire un point de 5 minutes 5 fois par jour pour savoir où qu't'en est (juste pour ça, mais qu'est ce que ça peut lui foutre !), surtout que c'est toujours le même blabla, ça gave à force, à se demander à quoi il sert ? Merdoum !

La réponse du e-consultant

Dans ce genre de contexte pourrave, il faut éviter comme la chtouille toute solution qui se rapproche de près ou de loin d'une explication sur le fond. Il est clair que faire des points toutes les 5 min c'est aussi efficace que de regarder sa montre pour être sûr qu'elle avance régulièrement. Mais vouloir le lui démontrer, à ce super boulet du bural, hé bien c'est totalement vaseux. Pourquoi ? Tout connement, parce qu'il s'agit d'une stratégie d'occupation que ce manager s'applique à lui-même. Comme il n'a rien à foutre, mais ne veut pas se faire lourder, il lui faut se trouver des activités bouffeuses de temps pour faire passer sa journée et faire style qu'il bosse comme un maboul. De son point de vue, c'est d'autant plus efficace, que plus il te soûle avec ses points moins tu avances et plus il a de raisons de te prendre le chou parce que ça n'avance pas (Il a dû lire le econsultantpointcom, ce bâtard).

Maintenant comment te dégager d'un tel merdier, enlisé jusqu'au cou que tu es dans cette relation gluante ?

La solution est d'inverser les rôles, que ça soit toi qui le pompe jusqu'à ce qu'il pète la durite et doive se rabattre vers une autre stratégie. Demande à faire des points plutôt que de te les bouffer à l'improviste, et plutôt toutes les 2 minutes que toutes les 5. Il faut que ça le gave tellement qu'il cherche à se tracer la route chaque fois que tu te pointes dans sa direction.

Ensuite, il y a deux variantes :

1. Si tu es un mec et qu'il est hétéro
(ça gaze aussi si t'es une gonz' et que ton dirlo est une hétéro-bitch) Chaque fois que tu fais un point, joue le mec goinfré de bonheur : tu kiffes d'être avec lui, ce genre de point ça t'inspire, tu es joice à te juter sur le fut', tu es chaud comme une baraque à frites (c'est pour le référencement), tu rayonnes comme si tu venais de voir Yahvé en short ! Et qu'il puisse le lire sur ta tronche. Une fois que ce petit ciné a bien pris, et qu'il se turlupine le ciboulot pour savoir ce qui te fais trembler ainsi comme un vibro, passe en phase d'attaque. Tu te colles comme une sangsue le plus près possible de lui, tu lui touches le genou négligement, tu laisses traîner la main quand vous vous passez la souris, bref tu lui fais ta zoubida de première classe.

Tu maintiens ce comportement autant de temps qu'il le faut pour qu'il ne puisse plus soutenir ton regard à la machine à kawa. Et rapido, il va se calmer chanmé au niveau du point, ton keum.

2. Si c'est une fiotte ou une fouffe.. enfin bref t'as pigé

Evidemment, s'il y a compatibilité sexuelle entre vous, ce genre de ruse va te mener tout droit dans son plumard. Ce qui n'est pas ce que tu veux, car il sera alors encore plus relou, voyant en toi maintenant un support fidèlisé à sa stratégie.

Dans ce cas, il te faut assurer grave au niveau de la prise de tête que tu dois lui infliger. Avant chaque point, prépare des questions inbitables et fais ton pitbull dessus jusqu'à ce que t'aies une réponse. Verbalises sur l'avancement de ton projet à mort, crache du détail, balances de l'anecdocte, demande-lui son avis sur tout et fais traîner le point que ca prenne des plombes. Puis, fais enfler le point en réunion, chaque élément zarbi du projet étant propice à organiser un meeting bien foireux pour régler le blem'. Incrustre d'autres participants qui vont venir débattre du bordel et apporter leurs expertises de pignoufs. Tout ça dans une ambiance bien traîne-savate de réunion d'autistes, savamment entretenue par toi et tes chipsters.

Lui, au début, il sera ravi car ça rentre dans sa stratégie d'empaffé, mais très vite, il va se retrouver avec des vrais trucs à faire. Des questions à régler, des détails techniques à valider, des rapports à torcher et là, ça va le gonfler. Parce que tout son temps dispo est occupé par toi mon coco et tes fameux points. Donc s'il veut continuer ce p'tit jeu de merde, il va devoir se coltiner des heures sup'. Et il ne veut pas en arriver là. Marche arrière toute, il va changer de cible. T'es peinard.

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