Les gens qui veulent monter un bizness cherchent souvent d'abord une idée super innovante. Un truc de derrière les fagots qui en raconte à la mère Denis et à Daniel Guichard, deux figures légendaires du biz franco-cosaque. Un machin qui pète tout sur le papier et qui selon leur conception du monde fait briller les dents et les yeux de financiers. Ces gens là se plantent atrocement. Ils sont tellement à la rue que même le sac poubelle en bas de chez moi qui lutte contre le caniche nain de la grosse mama-puta, a un sens des réalites plus aiguisé. J'te jure.

D'autres cherchent à chopper du blé. D'autres à assimilier fissa toutes les connaissances et compétences du bon biznessman et ils enquillent bouquins et formations en file indienne. D'autres encore à trouver leurs clients, leur marché-cible, à mesurer leurs attentes avec des études aussi fines qu'un poil de cul de fourmi. D'autres à se faire un réseau. Bon, t'as pigé, ils commençent par attacher leurs lacets avant d'avoir mis leurs groles et après, ils s'étonnent de marcher à coté de leurs pompes.

Ils oublient que la toute première chose à laquelle il faut consacrer son attention pour réussir un bon biz', c'est l'équipe.

Vous connaissez tous, les innombrables et lénifiants baratins sur "la première force de l'entreprise c'est ses hommes'" (et non pas le confort des sièges dans ses salles de réu comme je le croyais au début). Vous vous êtes fadés toutes les théories sur le people management by the people and for the people et autres foutaises sur le capital humain. Les universitaires et les vieux managers qui s'emmerdent en produisent au kilomètre et en flux tendu depuis leur retraite intellectuelle de Marne-la-Vallée. Vous pensez que la pisse de rat a une meilleure odeur que tout ce fatras. Et je ne pourrais que vous donner raison.

Mais il ne faut pas se gourrer. Parmi tout ce dawa, il y a quelques vérités de bas à étage à prendre en considération :
- que ce n'est parce que ceux qui éructent ces grands principes dans les chartes d'engagement s'empressent de ne pas les appliquer, que les principes sont forcément mauvais
- que les gens qui se boulèguent dans une entreprise ne sont pour 95% d'entre eux pas du tout là pour travailler et que les 5% qui restent ne sont pas à la bonne place, au bon poste.
- que l'Equipe (avec un big E) ce n'est pas forcément ceux qui sont "embauchés" mais plutôt ceux qui sont intéressés.

Une bonne équipe, c'est un peu comme la religion : même si t'es dans la merde, elle pourvoit à tout. Et l'inverse n'est pas vrai. Si t'as tout sauf une bonne équipe, t'es quand même dans la merde.

- Tu peux avoir un super bizness model, avec une équipe de merde, il va foirer comme un commercial qu'aurait ingurgité trop de flageolets à la cantoche. Mais la bonne équipe, elle te trouvera un bon bizness model si t'en a pas.
- Tu peux avoir ton cul assis sur une tonne de caillasse grosse comme le Ritz, si t'as pas la bonne équipe, tu vas cramer tout ça comme un blaireau. Limite t'aurais plus de chances au casinal ou au loto sportif. Ou à la roulette tchétchène (qui je le rappelle se joue avec 5 balles dans le barillet). Avec une bonne équipe, l'argent viendra à toi ou tu sauras te passer de l'argent.
- Tu peux tout savoir du biz et être le meilleur pro qui soit, tout seul tu vas quand même pas mal mouliner des bras avant de t'envoler. Certains diraient perpétuellement. La bonne équipe te portera sur ses épaules, tu auras plus de savoirs, plus de compétences et, qui plus est, mieux équilibrés que dans ta caboche personnelle.
- Tu peux t'être positionné sur un marché monstrueusement big ou une niche super jutueuse, sans ton équipe de killers, tu pourras faire ta tepu un moment avant de faire monter ton micheton. La bonne équipe ira le chopper le client là où il est, elle te le ramènera par la peau du fion, elle lui pressera la tronche dans un étau et le clibard, il te suppliera de lui fourguer ton produit.

Bon, je continue pas. T'es au jus.

Non seulement, la première chose à penser c'est à se monter la bonne équipe quand tu veux te lancer sur ton opportunité. Mais c'est aussi la première chose à penser tous les jours quand tu vas à ton bural pour gérer ton biz. Et c'est aussi la deuxième, la troisième et la dernière aussi. Et en fait, si tu veux, c'est la seule. Le reste tu peux t'en cogner. Tant que tu crois dans ta religion de l'équipe, l'équipe te garantit le salut éternel. Amen.

Pour ce qui concerne, notre 30 dollars bizness, la date limite du 31 se pointant, je pense qu'on est pas loin d'avoir constitué notre petite team de wouiners. Des gens qui ont tous au moins une énaurme qualité essentielle : celle de savoir saisir une opportunité (cf leçon numéro 1). Pour certains, ça été plus facile que d'autres, ils ont juste dit "roule raoul" à une action gratos, pour d'autres ils se sont dit : "C'est quoi ce grand n'importe quoi ? Bah, je fonce comme un dingue de toute façon, c'est ça ou Saint-Anne !"

Maintenant comme on se connaît pas avec l'équipe du econsultantpointcom et que ça serait pas mal de savoir qui a d'autres talents que d'être complétement frappé, comme par exemple de savoir toucher sa nuque avec son pied ou de savoir faire cuire les nouilles à l'envers, je vous enjoins à vous raconter votre face dans les commentaires. En gros, vous présenter rapido pour dire ce que vous savez foutre, votre touch' perso, à quoi vous servez quoi. Et avec quelques métaphores lyriques comme le suggérait Xi Lei, ça le ferait bien aussi.

Je vous refous le tableau du capital mis à jour :