Le site du e-consultant - Théorie et pratique de la survie en entreprise

 


mercredi 28 juin 2006

Comment bien gérer son temps quand on est speedé comme un souris mexicaine

Tu vis dans un univers de bizness où le speed est devenu la valeur première. Tout est urgent comme une envie de pisser en plein embouteillage. T'as la pression mais tu peux rien faire de concret, sous peine de te faire allumer par la première grande gueule venue. Alors tu stresses, tu t'irrites, tu tapotes du pied, tu perds tes veuchs par poignée de 12 et ta cervelle fonctionne à bloc et dans tous les sens comme un poulet sans tête ou une chauve-souris sans sonar.

Il y a de nombreux coachs, consultants et parasites en tout genre qui seraient heureux de s'engouffrer dans ce créneau pour te pomper un max. Ils vont te refourguer leur méga méthode qui fouette sa race, à base d'organisation personnelle et de gestion du temps. Mais tout ça, toi-même tu sais, c'est du pipo. Ca ne changera rien à ton quotidien. Parce que ton quotidien c'est de la merde, et c'est pas d'intellectualiser cette merde qui va te permettre de t'en sortir. Tu veux du concret, du lourd, du calibre 45.

Seul le e-consultant peut te tirer de ce marasme.

Tu vois, pour t'expliquer comment bien gérer ton time dans ce contexte de sniffeurs de coke et de bouffeurs d'amphet's, la plupart de ces pignoufs utilisent la matrice d'Eisenhower. Ou encore . Il faut faire la différence entre ce qui est urgent et ce qui est important (waaoh la découverte !), caser ça dans 4 cases bien rangées à la Ikea et en déduire le comportement à adopter dans chacune des cases (déléguer, envoyer au panier etc...)

Ok, c'est pas mal comme début. Sauf qu'ils se sont gauffrés comme de vieilles mules dans l'interprétation. Eisenhower qui n'était pas tombé de la dernière pluie savait bien qu'il fallait camoufler un peu sa science pour éviter qu'elle ne tombe aux mains de cocos. Donc passé la dichotomie de base, tout le reste c'est du flan. Ce vieil Iky quel briscard quand même hein ?

Heureusement, voici mon interprétation de ce bijou d'outil d'orga perso. Et celle-là tu peux la noter dans tes tablettes car c'est grave du fonctionnel pour rien branler et faire monter ta sauce en interne.

Maintenant les explications :

1. Urgent et important : refiler à ton boss
Ce type de tâche est vraiment trop critique pour que tu prennes le risque de te planter avec ça. Il te faut baratiner ton boss en lui disant que tu rames sous l'eau comme un galérien mort-vivant et essayes de lui refourger le bébé. Il n'y pas moyen d'y couper c'est trop crucial pour que quelqu'un d'autre se chopper le morceau par les crocs. Il se sentira valorisé, il faudra le pousser un peu mais il finira par accepter et toi, paf, tu seras débarassé de cette pourriture de projet à grosse envergure. L'avantage de cette technique, c'est que si ça foire, il saute et tu prends ça place. Si ça gaze, tu pourras discrètement venir lui rappeler que c'est quand même toi qui lui a refilé l'idée de faire ça et qui l'a drivé sur les grandes lignes du projet. Et bingo pour une "augment' ferme ta gueule" !

2. Urgent mais pas important : stagiairiser
Ce qui doit être fait de suite mais ne sert à rien est voué à être délégué à ceux qui courrent partout dans les couloirs mais ne servent à rien : la glorieuse population des stagiaires. Ils sont la cible idéale pour se débarasser d'une prise de tête qui va te foutre ta journée par terre. En plus, ça les occupe (au lieu de jouer à touche pipi à la kafet') et ça les forme. Oui, monsieur. La cerise sur le cake, c'est que tu peux être sûr que ce sera mal fait et que tu pourras t'éclater à leur expliquer la vie sur comment on bosse quand on est un vrai pro avec des burnes et leur péter définitivement le moral sur le fait de sortir un jour de la précarité et des raviolis.

3. Pas urgent et important : monter un groupe de travail
Tout ce qui est stratégique mérite une réflexion de fond à long terme. Il ne faudrait surtout pas prendre de décision comme ça à l'emporte-couille. Voire pas prendre de décision du tout. Mais bon c'est un autre problème. Il te faut donc fédérer un bon petit groupe d'ergoteurs et de scribouilleurs de powerpoint à la noix et leur monter le bourrichon sur l'importance de la mission. L'avantage de cette technique est que tu peux facilement t'éloigner du groupe dès que ça part en sucette ou à l'inverse t'attribuer le leadership du bazar si ça vient à donner des fruits pas trop ripous. En plus, ça te fait plein d'occas' pour assister à des réunions bidons et éviter de bosser.

4. Pas urgent et pas important : refourguer à un ennemi
On pourrait te conseiller d'éjecter de ton planning ce genre de taf ingrat et inutile. Mais la vraie bonne solution, c'est de refourguer ça à un rival en arguant que c'est un boulot de première bourre. Tu peux être sûr que ça va freiner à mort ses projets perso et mettre un bon coup à sa promo interne. Toi, il te faut juste te contenter de venir l'alimenter régulièrement de news poukraves et de revirement stratégico-merdiques sur le projet de façon à amplifier le bin's et à bien faire tourner l'uzine à gaz qu'il aurait monté. Yes man !

Voilà, avec ça si tu n'arrives pas à faire une année sans travail, je sais plus quoi faire pour toi.

lundi 26 juin 2006

Roidec...

Une question de Fañch :

Bien le bonjour mon cher e. Ma dernière question ayant trouvé réponse très vite et ayant suscité de nombreux commentaires, et alors que je viens de tomber sur un cas évident de "corporate connerie", j'ai envie de vous en poser une deuxième.

"Doit-on accepter de bosser avec des glands, et si oui, comment ?".

Explications : J'ai besoin de réaliser des flyers. Je cherche qui peut me faire ça sur internet. Je contacte deux entreprises. Je demande des devis par mail avec toutes les précisions. Le devis concerne des affiches et des flyers. On me renvoie une proposition par boite, jusque là, tout va bien. Je donne le chiffre à mon chef, et là, le truc prévisible à mort : "40 000 ça sert à rien, on a vu trop large... 30, c'est mieux..." Je renvoie donc un mail aux deux boites (étant précisé que dans chaque réponse par mail les mails précédent restent en rappel dans le corp du message) :

"Pouvez vous considérer à présent les éléments suivants (ce qui n’est pas précisé ne change pas) :
30000 flyers 1 seul modèle
250 affiches 1 seul modèle"

Ce qui "ne change pas" était évidemment le format, etc, et était en dessous, juste à deux roulements de molette de là.

Retour de mail :
"Bonjour,

Avec le format, ce sera sans doute plus simple à deviser.
Bien sincèrement,
Le service commercial"

Constatez l'ironie non dissimulée genre "çuilà, c'est un con, en plus il appelle pour demander une réponse rapide, bah tiens jvais bien lui faire sentir !"

Alors soit la personne est aveugle (doit-on favoriser l'accès des entreprises aux personnes handicapées ?) ; soit la personne est conne (cf question précédente...) ; soit la personne fait partie de cette immense population appellée "les glands". D'où ma question... Qui de l'autre boite me direz vous ? Bah ils sont plus chers, mais risquent d'avoir ma faveur... Mais pas celle du chef... c'est ça la vie.

Marfi cher "e".

La réponse du e-consultant :

Cher Fanch,

J'espère que mes délais de réponse (un mois au bas mot) t'ont bien foutu dans la merde et t'ont appris à réfléchir par toi-même. Ceci dit, comme tu es un garçon avisé, je me doute que tu as choisi la bonne option.

Alors pour ceux qui ne savent pas comment gérer ce genre de situations pourraves, quelle était donc la position à adopter dans ce cas de figure ?

Il faut d'abord savoir que le prestataire extérieur encore appelé "fournisseur" est une espèce de jean-foutre particulièrement mesquine et particulièrement robuste. Il accepte difficilement la critique, les changements de dernière minute (comme s'il n'y en avait pas chez lui) et les mains au cul. La plupart des idividus de l'espèce sont aigris, ronchons et n'ont pas une hygiène buccale très appréciable (c'est pour cela effectivement qu'il faut mieux gérer la relation à distance, comme tu l'as fait Fañch). Ils ont en outre la furieuse tendance à profiter de la moindre occasion pour se venger de la pression que leur font subir les clients. En essayant par exemple de te rabaisser en te prouvant qu'ils connaissent leur métier et pas toi, et que bref, sans eux, tu ne serais qu'une petite merde de piaf avec tes 30 000 flyers à imprimer.

Comment s'en sortir dès que le fournisseur devient un tant soit peu plus agressif qu'une nouille chinoise ? Comment lui rabaisser son clapet et tirer avantage de la situation pour son profit personnel ?

Voici une méthode simple sur laquelle vous pouvez extrapoler à loisir suivant votre cas perso et en bons margoulins adeptes du e-consulting que vous êtes :

Il suffit de forwarder le mail du prestataire à son boss avec une batterie de commentaires du genre :

"Cher boss,

Je vous avais bien dit qu'on risquait d'avoir des problèmes avec eux. Comme vous pouvez le constater :
1. Ils ne savent pas lire un mail jusqu'au bout
2. Leur conception du service client est plus que déplorable

Sur ce premier appel d'offres de test, je préconise de faire appel à leur concurrent (cf le devis que je vous ai envoyé dans un précédent mail). Et je ne pense pas que ça soit la peine de les mettre dans la boucle pour le second appel d'offres où l'enjeu est encore plus important puisque que, pour mémoire, les quantités sont multipliées par 15 !!!

Dans l'attente de votre réponse,
Fañch"

Sauf, qu'en fait tu ne forwarde pas du tout ce mail à ton boss, mais tu fais un reply ! Hé ouais. A ton correspondant. Celui-là même qui veut se la jouer finaud du derche avec son ironie à la Jean-Pascal. En n'oubliant pas les commentaires of course.

C'est d'habitude le genre d'erreur stupide qui te fait passer pour un bouffon aux yeux de n'importe quel interlocuteur, qu'il soit fournisseur crétin, client débile, manager intraitable ou collègue nymphomane. Mais ici, c'est une véritable action tactique dont les effets bénéfiques pour ta gueule seront phénoménals. Car, ce qu'il ne faut pas oublier de faire, c'est bien sûr de mettre en copie cachée de ce mail machiavélique LE BOSS DE TON CORRESPONDANT. Et là ça pète comme un 14 Juillet à la Courneuve.

Tu laisses mariner tout ça dans son jus sans appeler ni quoi ni merde. Que ça pourrisse bien chez eux. Normalement au bout d'un jour ou deux, le boss de ta boîte d'impression d'empaffés te passe un petit coup de fil genre rattrapage de lob à la volée sur un tie-break, te suce le zgeugue au max et te propose une mega ristourne.

Tu te sers de cette nouvelle propale pour faire baisser le prix du concurrent, celui qui ne te parle pas comme à un gros blaireau.

Résultats des courses : everything's fine ! Ton chef est content car t'as un bon prix et toi tu bosses avec les gens sympas et compétents. Bingo.

En guise de réponse à sa propale, à ton pote l'imprimeur comique, tu peux lui envoyer une photo de ton doigt.

samedi 24 juin 2006

Deux semaines sans poster, c'était bien

J'étais tranquille, j'étais peinard, accoudé au comptoir et je pensais à vous. Je vous imaginais les yeux bouffis et rougeauds en train de poireauter desespèrement pour un petit post de votre gourou (oui, ok la picole ça fait aussi gonfler les chevilles). Vous vous demandiez ce que je foutais, si j'étais à Biarritz avec tout le pognon que je me suis fait sur votre dos ou si je m'étais cassé les deux bras dans une mission de consulting hardcore. Vous vous reloadiez la page tous les quarts d'heures en disant "ca vient ? ca vient ?" comme une pucelle qui se pâme dans l'attente du sms salvateur de son bitard. Enfin, cette romance, c'était dans ma tronche imbibée. C'est pas que ça me faisait marrer mais bon, faut bien entretenir sa looze avec un sentiment vaguement réconfortant de se dire que ça en pénalise d'autres.

Puis voilà, dans mon bar, à méditer sur cette expérience du blog, je m'disais : c'est vrai que t'es épais comme un sandwich SNCF, mais si demain y a un lecteur qui se pointe et qui te casse la tête... euh... et là direk, je reprennais un picon bière et des kawets à la bléno.

Bref, ne pas poster, c'est pas mal pour prendre du recul sur sa stratégie comme on dit au comex quand on est proche de la pré-retraite anticipée par le col de la chemise. Mais ça va un moment et faut que ça s'arrête.

Là, j'ai fait le tour du non-blogging. J'ai tout vécu de ce qu'il y avait à vivre dans le fait de ne pas être un bloggueur. C'est une vie très fadasse, gorgée d'ennui, de petites occupations rituelles et de divertissements mesquins. Une vie vide, sans illusions certes mais aussi sans intérêt.

Franchement, je ne capte pas les gens qui ne bloguent pas.

Donc, je reviens car la jungle du bizness m'appelle. Il lui faut un mensch pour raconter ses turpitudes et ses tribulations. Il lui faut un griot, un sage, un jacteur qui puisse guider ceux qui se perdent sur le chemin de la wouine.

Et surtout que pendant ce temps-là d'autres bouffons essayent d'occuper le créneau.

vendredi 9 juin 2006

Semaine sans travail - ze end

C'est bon, je décroche. Et vous aussi. La semaine prochaine vous pourrez reprendre une activité normale et recommencer à turbiner comme des maboules sur des projets inintéressants, ingérables et inutiles.

J'en profite pour vous présenter ma nouvelle assistante qui désormais s'occupera de vous quand je ne serais pas là. Elle a un truc à vous baratiner :

Semaine sans travail - Jour 5

Pour finir en beauté, cette Semaine sans Travail, rien de tel qu'une petite baston de bureau.

Donc tu prends une boite d'elastique et tu commences à arroser tes collègues, en les insultant copieusement au passage histoire de bien faire monter la pression. Tu peux éventuellement leur reprocher de n'avoir rien branlé de la semaine, ça le fait.

Alors, évidemment, on peut se faire une petite bagarre de tarlouzes comme ici :

Mais on peut aussi sortir le grand jeu et l'équipement adéquat. Et mate un peu la vidéo. Avec ce gun, t'es un vrai cowboy du bural.

Pour les passionnés et les médiévalistes, tu peux aussi te construire ton trebuchet. Forcément, ça prend un peu plus de temps et tu risques de rater le fight, mais bon ce qui compte c'est bien de niquer son aprem sans bosser, non ?

Allez, un petit jeu du vendredi pour se détendre aprés tout ce stress.

jeudi 8 juin 2006

Semaine sans travail - Jour 4

Aujourd'hui, tu commences à bien t'installer dans cette glande de la Semaine sans travail.

C'est l'occas' rêvée pour se cogner d'une traite les 100 strips super sympas et super fendards de Ma vie au boulot. Ca devrait bien te prendre la matinée ça. Après, tu fais tourner à tous tes potes, parce que le gars il se déchire sur ses bédés, et il mérite bien que tu fasses un peu tourner son blog.

Ensuite, ça s'enchaîne naturellement vers une série de conversations par mail sur les mérites comparés des blogs BDs et/ou de la cuisine à la mangue pourrie. Comme ça, t'arrives peinard à 18H30, l'heure de te tracer chez bobonne qui bien contente de te voir rentrer plus tôt grâce à wam a couché les gosses et s'est épilée le fion.

mercredi 7 juin 2006

Semaine sans travail - Jour 3 (2)

Pour tous ceux qui n'arrivent pas assumer le fait de ne pas travailler au bural et qui angoissent comme des petits écureuils au bord de l'autoroute, le nouveau PC noichi de chez Lenovo a une fonction spéciale qui devrait vous autoriser une glande décontractée du gl... tiens on dirait une répétition.. tiens on dirait une répét..


Trouvé chez Aziz en fouillant dans les placards.

Semaine sans travail - Jour 3

Ah ah troisième jour de la Semaine sans Travail. J'espère que vous êtes bien occupés à rien foutre en vous demandant si je vais tenir ce rythme improbable. Je serais curieux de savoir si quelques uns d'entre vous, les plus acharnés de l'anti-taf, ont eu quelques idées couillues pour occuper leurs journées.

Avez-vous repeint la moquette en jaune pipi ? Avez-vous socialisé avec de nouvelles personnes à forte ambition poitrinale ? Avez-vous pris le temps de téléphoner pendant 6H15 à mémé en arguant de la solidarité avec les personnes âgées ? Avez-vous envisagé de gratter l'autocollant "travailler tue" que vous avez choppé sur votre calvitie naissante pendant votre sieste sur Marie-Chantal ?

Ou avez-vous succombé au tarot étudiant comme des gros nazebrocks ?

En tout cas, aujourd'hui, vous pouvez vous lâcher sur les vidéos de Brother and Brother. Ce sont des petits bijoux de la vanne d'entreprise, qui me rendent verts de jalousie tellement c'est fin et racé comme un lévrier afghan en période de rut dans le lit de Mireille Mathieu.

Mais bon, il fallait bien que je vous en cause un jour. D'ailleurs vous connaissez déjà. Mais c'est justement le moment de les remater à fond. En vous goinfrant de chips au guacamol et de burritos au fromage, la tête bien calé sur les nibards de Marie-Chantal. Hé ouais, ne pas travailler comme ça ensemble dans la même boîte, ca crée des connexions. La chance que t'as. En plus Marie-Chantal, elle se rase sous le menton.

Et n'oubliez pas : "Brother & Brother est animé par la conviction que les enjeux de demain se préparent aujourd'hui."

Enfin, ça c'était vraiment hier. Aujourd'hui, les enjeux de demain, on s'en cogne, parce qu'on compte bien prolonger la Semaine sans Travail jusqu'à la fin de l'année. Quoi ? On parie ?

mardi 6 juin 2006

Semaine sans travail - Jour 2

Pour continuer cette Semaine sans Travail, voici une nouvelle occupation pour ne pas gober trop de mouches à regarder votre PC éteint avec le bec grand ouvert : la sticker-attack.

Le principe de cette opération sticker de grande envergure est d'imprimer les étiquettes que je vous refile en dessous sur une page de papier auto-collant et d'aller coller ça partout où ça vous chante dans votre entreprise. La machine à kawa certes, mais aussi les booklets à envoyer au clibard, les fiches de salaires, le menu de la cantoche, les mémos de la sous-dirlo, le rouleau de PQ. Ou encore : sur les dossiers qui traînent ou les boutons de l'ascensceur, au beau milieu de l'écran de Jean-Michel du service compta ou sur le tailleur croisé de Jacqueline la pouf du 3ème, sur les pompes de Patrick pendant sa sieste de 15H25 ou sur la tronche du nouveau stagiaire. Bref, partout où ca peut se voir un minimum.

Soyiez imaginatifs, ne vous laissez pas blouzer par un collègue plus finaud qui arriverait à mettre ça en modèle de prez' powerpoint pour la réu du comex ou sur le site web de la boîte.

Et puis, cette liste de slogans n'est pas exhaustive. Inventez les vôtres et balourdez-les dans les commentaires de ce post, que ça profite et qu'on puisse se faire une petite compet des familles.

Voyiez tout ce dawa plus comme une opé de sticker-marketing pour la Semaine sans Travail, que véritablement une action contestataire pour gueuler contre le taf.. C'est vrai, on l'aime tous le travail, pas vrai ?

lundi 5 juin 2006

Semaine sans travail - Jour 1

Tout d'abord, mes condoléances pour tous ceux qui sont au bural en ce jour de Pentecôte normalement férié.

Alors, aujourd'hui, ce premier jour de la Semaine sans travail, on peut s'amuser à balourder un petit message sympatoche à son lourdaud de manager grâce au site www.gringo.nu.

Vous verrez y a de quoi lui faire passer quelques infos clés sur sa politique de gestion de son équipe. C'est fondamental pour lui, qu'il ait un peu de feedback de la part de son équipe. En plus, l'accent Brésilien, c'est vraiment top charmant. J'adooore. Un pur sens de la déconne.

Et si ça vous mobilise pas le ciboulot toute la journée, je vous suggère d'essayer toutes les possibilités et d'en envoyer à toute votre boîte pendant que vous y êtes, des petits messages bien tassés avec votre ressentiment dedans. Aprés tout, y a pas que votre boss en chef qui a des trucs à entendre. Et en plus c'est anonyme.

dimanche 4 juin 2006

Semaine sans travail

Alors voilà, mon post précédent sur travailler tue ne vous a certes pas fait bouger le derche hors de votre coma profond mais il a peut-être fait naître chez certains une vague lueur de lucidité dans leur regard torve de salarié-grouillot modèle. Aujourd'hui, je vous propose de pousser le concept jusqu'au bout de sa race. Et de lancer véritablement cette putain de semaine sans travail.

Donc à partir de lundi, commence, sur le econsultantpointcom et sur tous les blogs qui voudront bien relayer le bazar, la semaine sans travail.

Le principe est simple: toute la semaine tu viens au burlingue mais tu ne bosses pas. Il faut donc que tu trouves autre chose pour occuper tes journées. Il ne s'agit pas de céder à la glande facile de trois quatres parties de Dame de Pique ou Boulder Dash et de 6 pauses cafés, entre deux scéances de taf plus ou moins assidues, mais bien de meubler toute la journée à ne rien foutre qui ne soit productif pour ta boîte.

Alors, les gars, à vous d'inventer comment occuper ce nouveau contexte de non-travail de façon funky et pas relou. Vous pourrez par exemple en profiter pour renégocier votre contrat de travail avec votre boss, organiser une grande rencontre des amateurs de champis hallucinogènes, faire des combats d'impressions de photos de boules ou bien encore tout simplement jouer à chat-bite.

Sur le econsultantpointcom, vous trouverez chaque jour au moins un piste ou deux pour vous décrasser un peu du turbin habituel et vous emmener vers une autre conception du temps passé sur votre lieu de travail.

Ok ? Bon ben alors à demain pour le début de cette grande opé de ouf.

vendredi 2 juin 2006

Comment motiver ses subalternes à faire le boulot de merde

Il suffit juste de trouve la carotte adéquate. Et dès qu'ils sont trop prêts de l'atteindre, on la met à nouveau hors de leur portée. Démonstation :


Merci à Romain pour ces deux vidéos bien fendards.

Comment faire une p'tite surprise d'anniversaire au bureau ?

Encore de la vidéo ? Mouais, mais c'est histoire d'en faire profiter tout le monde (y compris ceux qui lisent pas les commentaires). Donc voilà, faire plaisir à un collègue le jour de son anniversaire, lui faire péter un gatal et un petit cadeau c'est vraiment pas une idée qui pue. Et franchement, ça marche même pour les mecs qu'on peut pas sentir.


jeudi 1 juin 2006

Travailler tue

Ouais. Le travail ça tue des gens.

Au Japon, c'est clair.

Mais ça commence en France.

Faut-il mettre des gros stickers blancs sur les contrats d'embauches et les fiches de paie pour faire comprendre aux gens que ouais le travail aussi peut être une came ?

Ici, au econsultantpointcom, on préconise, après la journée de la femme, la journée de la terre, la journée sans achats et la journée de la chip's à la moule, la semaine sans travail (hé ouais, le premier mai, c'est un peu juste). Pas vraiment une semaine de congés payés en plus, mais plus un truc genre tu viens au bureau et tu glandes rien. Et t'en profites pour discuter un peu avec ton supérieur hiérarchique de comment ça se passe. Tu vois, taper le bout de gras, entre amis, et se claquer une bonne mandale dans la gueule.

Sinon, Lundi prochain, (ex jour-ferié sucré par Raffi) est la seule journée de travail obligatoire non payée. Ce qui est selon le code du travail et le droit français illégal. Qui ça tente un petit procès à l'Etat ?

Au mois de Mai, fais ce qu'il te plaît

Au mois de mai, y a des ponts, des jours fériés à te faire péter les plannings, du soleil qui se repointe en loucedé comme s'il arrivait à la bourre à la réunion trimestrielle, bref ça ressemble au bonheur. Les boss prennent des RTT même s'ils y ont pas le droit, les collègues regardent par la fenêtre le temps qu'il fait au lieu de téma sur ton écran ce que tu peux bien foutre de tes journées, les secrétaires foutent enfin leur mini-jupe et le client, qui prépare ses congés d'été, se branle chanmé de ce que tu peux lui raconter.

Toi, tu blogues, tu blogues pas. Tout le monde s'en cogne. Tu peux même faire du blog-crossing, rien foutre de 15 jours ou encore balancer des vidéos à gogo pour éviter de faire des posts. C'est ça le mois de Mai, man.

Tiens, regarde comme ça commence déjà à se propager dans les burals :






Comment ça on est en Juin ?

Mais si ça me plaît à moi de dire qu'on est toujours en Mai ? Tu vas pas me pomper le mou avec ta vision spatio-temporelle étriquée ! Merde, t'as pas lu la théorie de la relativité restreinte ?