Une question de Sandy :
Comment procéder quand on a une collègue de bureau qui pue sa race ?
La réponse du e-consultant :
C'est marrant ça comme question. T'es sûre que c'est UNE collègue ? Parce que justement y a Loulou qui fouette un peu...
Ou alors c'est que vous êtes dans la même boîte et y a une épidémie ? Ca fouette grave à la cafet' ? C'est l'amicale des clodos qui daubent votre société ? Doit y avoir un putain d'odeur de vestiaire à l'accueil.
Ou alors c'est un problème récurrent du business aujourd'hui. Bon. Le e-consultant, il a pas d'a-priori, il peut traiter les deux cotés du schmilblik. Un vrai putain de mercenaire du conseil, je suis.
Alors, Sandy, ce que tu veux, c'est te débarasser ta collègue qui embaume le moisi pour retrouver un peu de fraîcheur dans ton espace de travail.
Voilà comment procéder en 5 étapes.
1. Lui faire bien capter que son fumet agricole est une vraie chierie. On sait jamais, elle pourrait changer d'avis et arrêter de dauber comme un fenec. Pour cela, il faut lui dire cash. En supposant qu'elle s'appelle Christine, tu lui balançes dans les gencives : "Ah salut Christine, comment ça gaze ce matin ? Tu sais que tu pues ta race ?"
Et tranquille, tu renouvelles l'opé, chaque jour, 3-4 fois par jour. Ca devrait trés vite générer une prise de conscience. Avec un peu de chance, soit elle se lave, soit elle se tape une dépression nerveuse.
2. Evidemment, ça risque fort de ne pas être suffisant, et elle va continuer à schlinguer la chaussette juste pour te faire iech. Si elle a quelques notions de techniques de survie à la e-consultant's style, elle devrait même s'arranger pour empester encore plus, genre parfum de toilettes de gare par exemple. C'est là qu'il faut être forte, ma cocote. Et passer à l'étape deux qui consiste à lui foutre sa honte en public. Quelques vannes bien senties devrait permettre d'en faire une paria de la boîte.
Exemples à la cantonade : "Ah tiens, voilà Christine, vous savez celle qui élève des putois chez elle", "Hey Christine, t'as changé de parfum ? C'est quoi déjà Bouze de chez Verchiasse ? " "Mais c'est quoi c'te odeur ? Ah mais si, y a Christine qui a fait son brainstorming ce matin. Putain va vraiment falloir checker la réservation des salles de réunion pour plus passer aprés ! Ca devient compliqué cette boîte depuis qu'on engage des bouquetins " "Les gars, y a déjà Christine dans l'ascenceur, on va peut-être attendre le prochain. C'est complet. Olfactivement parlant, je veux dire". "Mais Christine t'as mangé quoi ce matin ? Des tartines à la fiente de pigeon ?" Etc. etc. L'humiliation est le second pilier de ta stratégie.
3. Le next step, c'est se poser comme victime. Ne plus arrêter de se plaindre auprès de tous les gugusses qui veulent bien t'écouter (c'est à dire tout le monde, car on adore jaser sur les autres en entreprise). Gémis, pleurniche, fais ta couillasse, toi t'es une gentille fille qui se fait agresser. C'est elle la méchante aux effluves du 7eme cercle de l'Enfer. T'as bien essayé de lui en causer, mais elle veut rien entendre, elle est tétue comme un camembert, et souvent tu te sens mal si la discut' dure plus d'une minute.
Balourdes les anecdotes les plus cradingues, brode, invente même, plus c'est gros plus c'est crédible. Un jour t'as gerdé ton dej', un autre t'as cramé un déo entier dans ton bural sans le moindre effet, une autre fois encore t'as eu deux stagiaires de suite qui sont barrés tellement ça les gonflait de bosser dans une fosse sceptique..
Là, l'idée, c'est de lui tailler sa réput, et de lui casser tout possibilité de te poursuivre pour harcèlement moral.
4. Une fois que toute la boîte est bien au jus que ta collègue c'est un yéti mouillé en tailleur, il faut qu'ils mettent à plus pouvoir l'encadrer non plus. Le meilleur moyen : leur faire subir ce que tu souffres au quotidien. Fous des boules puantes dans leurs bureaux, écrase des oeufs pourris sous leurs chaises, laisse trainer des fringues bien pestilentielles à elle en salle de réu, vide de la merde de cleps dans les poubelles d'étage,.. et à chaque fois, fine fleur, pointe ton musal pour aider ce qu'on lui attribue bien le forfait.
Quand toute la boite est infestée et sent le troquet d'autoroute, il est temps de finaliser.
5. Le coup de grâce. Ramène-toi un beau jour avec un petit chiot tout mimi au bural, baratines que c'est le petit clébar de ta cousine et que tu dois le garder aujourd'hui et blablabla.. Laisse toutes les mégères et les fiottes s'extasier. Puis en milieu d'aprem, refile lui une bonne grosse dose de mort aux rats à ton doggy. Et quand il est bien crevé sa mère, tapes le scandale. Explique que c'est l'odeur de Christine qui l'a buté. Voilà le bin's.
Toute la boîte va jacter sur le pauvre petit toutou, mais très vite ils vont commencer à gamberger que si "la puante" elle peut faire claquer un bestiau pourquoi pas un être humain. Hein ?
Normalement, elle est convoquée dans la semaine par la DRH : licenciement pour incompatiblité d'odeur.