Le site du e-consultant - Théorie et pratique de la survie en entreprise

 


mardi 27 octobre 2009

Personal Bankruptcy

Il y a des moments dans la vie où il faut savoir reconnaître une énorme bouze quand on en voit une.

En général, ça se passe quand on y est plongé jusqu'au cou. Qu'on a le fond de la gorge qui cherche à recracher ce qui rentre par les narines. Qu'on se baigne le tarin au délicat fumet de la daubasse qu'on a fomenté soi-même.

Là, je crois bien que je l'ai dans l'os.

Je viens de déposer une doc de 120 pages pour faillite personnelle dans mon pays d'adoption.

Après avoir fait mes choux gras sur le dos des startoupes dans les années 2000, et m'être engraissé comme un porc à vendre du consulting à des boites qui ne savaient même pas reconnaitre un powerpoint d'un compte de résultat.

Après avoir vécu des subsides gouvernementaux pendant les 5 années suivantes à renacler du vieux à la sortie du goulot pour lui pomper son capital retraite en loucedé,

Après avoir ouvert un blog vindicatif sur les pratiques obscènes de l'entreprise en forme de mea culpa, tout en continuant sournoisement à faire mon kakou dans les Majors du consulting et les bigs Turnes de l'interpoil en ligne,

Après avoir été spolié par ma banque aux Bahamas où j'avais planqué le plus gros de mon argent véreux, en bon père de famille moderne,

Après avoir tenté vainement de lancer des business communautaires avec 30 dollars par ci, 30 dollars par là, et lâchement cramé les quelques deniers récoltés en bières dégueu (y avait pas assez pour des bonnes binouzes et encore moins pour des tepus roumaines)

Après avoir relancé des projets et des concepts comme on sème son sperme dans un bordel Egyptien,

Après avoir fondé une multinationale du consulting foireux qui n'a même pas tenu 3 mois à force de refourger la tréso aux avocats pour se protéger le derche des frondes successives et syndicales de mes employés tiers-mondistes sous-payés

Après avoir laisser végéter ce blog au point que je ne reçois quasiment plus que des commentaires d'insultes (que je trash en balançant au passage l'IP de l'auteur à mon groupe de hackers russes favoris, faut pas déconner non plus)

Je me retrouve sec comme une trique de vieux.

C'est la life. Comme on dit dans le bizness.

Je n'abandonne pas. Mes conneries me rattrapent. Elles sont plus balèzes que moi. C'est un comble.

Mais quand on en arrive là, il faut lâcher l'affaire d'une certaine façon. Alors je quitte le navire, ça ne fait plus marrer. J'ai pété plus de cables et de durites que n'en contient le moteur qui me fait tourner. Alors je vous dis tchao les lecteurs du econsultantpointcom. Je rends la caillasse, j'évite la case prison in extremis et je m'arrache.

Je vais laisser ce blog en ligne... pour la gloire. De toute façon, c'est le contribuable qui paiera l'hébergement.

Et peut-être, quelque part, une autre vie commence.

lundi 14 septembre 2009

T-shirts de bureaux

Ma connerie du jour : j'ouvre une boutique de t-shirts à porter au bureau.

Je sais pas encore quelle ligne, je vais lui donner à cette collec', mais on pourrait faire des trucs comme ça :

Le genre un peu trash, décalé, pour ceux assument de se la péter plus haut que leur derche au bural (les gens bien quoi !)

Vous en pensez quoi ?

La boutique avec les premiers produits : par ici

jeudi 3 septembre 2009

Journée de l'Emploi

L'été se termine mollement comme un gâteau au yaourt avec trop de yaourt. Je bulle et vaque à des rêveries en attendant la fin de la crise.

Je sais, j'suis pas pressé non plus.

Du coup, je surfe pas mal sur ce vieux truc ringard qu'on appelle le oueb. Et je tombe sur des trucs comme ça : la journée de l'emploi

Je me dis qu'il y a du potentiel là-dedans.. mais je vous ai rien dit... c'est vous qui lisez dans mes pensées, ok ?

samedi 22 août 2009

Isabelle communique nique nique nique...

Tout simplement

vendredi 17 juillet 2009

Faudrait faire un nouveau billet non ?

Ouais, ça serait bien..

Mais bon, tu vois, là je vois pas trop ce qui me motiverait.

Peut-être un mojito.

lundi 22 juin 2009

Interviouve entrepreneur : 5 questions stupides à Gilles de Vinivi

Qui ne connaît pas Vinivi ? C'est LE site des voyageurs qui se trimballent de par le monde et qui en rentrant laissent des avis sur les bleds, les hôtels et les piscines qu'ils ont testés.

Ils sont installés chez Maurice (l'île) et ça gaze plutôt pas mal pour un site communautaire.

Donc, j'ai dégotté le patron et fondateur de cette turne, et je m'en suis allé lui secouer les puces pour voir si comme le veut la rumeur, on bosse mieux à la plage..

1. Gilles, t'es le boss de Vinivi et on peut dire que t'es encore un de ces gros malins qui ont décidé de tout plaquer pour aller faire fortune au soleil. Ca devient lassant. Qu'est ce que t'as à dire pour ta défense ?

Absolument rien pour me défendre : j'habite au bord de l'eau, je me lève en regardant l'océan indien, je vais bosser à pied, en face de chez moi, j'ai une équipe d'enfer qui bosse pendant que je vais à la plage. Bon c'est presque vrai, ils croient tous que je bosse en France, que je vais voir des clients, mais ce n'est pas vrai : je suis dans ma piscine. C'est bien connu : monter une entreprise c'est facile, les clients viennent seuls et l'argent coule à flot.

2. En gros ton bizness, c'est de fourguer de l'avis voyageur aux autres voyageurs et du client ciblé aux hotels and co, c'est ça ? C'est un peu le modèle de trip advisor, non ? Y a d'autres subtilités que je pige pas ? C'est quoi vos différences, ce qui fait que chez Vinivi, vous allez leur éclater la tronche ?

Ah non, on veut pas les tuer, la concurrence est saine et fait avancer. Sur mon tableau dans mon bureau il y a écrit : "Chaque Coca a son Pepsi" et j'ajoute nous on veut bien être Pespi, tendance Virgin Cola (mais avec les marges de Pepsi). Tripadvisor appartient à Expedia et ils sont américains. Nous, nous n'appartenons à personne et nous sommes Français/ Mauriciens.

Une histoire différente.

On se considère un peu comme dans la pub "I'm a PC / I'm a Mac" (on se voit en Mac, ça tu l'avais compris)

3. Vinivi, ça avait bien buzzé au début, mais maintenant on en entend plus trop causer... Parce que ça gaze trop bien ou parce que c'est complètement planté ? Balourde-nous un peu de news sur Vinivi ? C'est quoi le bilan de ces premières années à turner dans le site de voyage communautaire ?

Comme tu l'as dit, on est à la plage sous l'eau. Du coup on prend moins le temps de faire les malins et communiquer. On a tort, parce que l'équipe a fait des merveilles. On a signé avec 85% des acteurs en ligne, nous avons également des partenariats avec de grands acteurs du tourisme, on bosse beaucoup, pleins de projets dans les cartons que l'on a pas le temps de faire. Sur Vinivi, depuis 6 mois l'équipe a ajouté pleins de fonctionnalités mais ce n'est que 20% de ce que l'on a sous le pied... stay tuned.

4. Allez fais pas ta chochotte, donne-nous de la donnée brute ? T'as embauché un max de gens ? Combien ? T'as levé de la tune, combien ? T'as explosé ton trafic et ton chiffre, de combien ? T'as bu des cocktails coco ? combien ?

Nous sommes 15 aujourd'hui : une super équipe avec des gens motivés. En 3 ans, nous sommes passés de la chambre de ma fille à 2 personnes à des locaux assez sympa avec des mètres carrés. On recrute encore cette année.

Pas de levée de fonds : plutot que de chercher du financement, nous avons cherché des clients. Pas mécontent de l'avoir fait comme cela. Et puis cela a appris à faire attention aux coûts : Vinivi sait vivre avec peu. Ce qui ne veut pas dire que l'on ne sait pas vivre... (je dois bien avoir une bouteille qui traîne au bureau pour répondre à ta question).

5. En évitant la langue de ouabe, maintenant que t'as vraiment de la bouteille en tant qu'entrepreneur du oueb, qu'est ce que tu conseillerais à tous les gus qui veulent se lancer ?

Il faut être un peu boxeur dans l'âme : tu vas encaisser, te relever, et à chaque round tu y retournes avec la niak. Et puis quand tu as un doute, tu te demandes si ce que tu fais à un sens. En ce qui nous concerne, quand je vois tous ceux qui déposent des avis, et ceux qui les lisent et les décisions qui sont prises, cela a du sens.

Quand j'étais consultant, mon métier (comme toi) c'était "d'apporter du bonheur au client" et "de faire du sens" ; finalement toute l'équipe fait exactement cela aujourd'hui.




Voilà. Encore un qui est bien loti, qui rigole bien en vous voyant mouliner comme des veaux dans vos bureaux climatisés.

Maintenant tu peux donner ton avis sur le dernier hôtel ou t'as créché sur Vinivi

ou venir pourrir les commentaires ci-dessous pour filer ton avis sur cette interviouve ..

ou me filer des idées de gens à interviouver car je commence à être sec..

vendredi 5 juin 2009

Comment virer la moitié de ses effectifs en 10 minutes..

En fait c'est hyper simple. Je comprends pas pourquoi on s'emmerde avec les plans sociaux.

Il suffit de la faire à la singapourienne.

Je vous laisse. J'ai une nouvelle filiale à ouvrir on dirait.

via MrBoo

mercredi 3 juin 2009

Interview entrepreneurs du oueb : 5 questions pourries à Padawan

Incroyable ! J'ai réussi à me pécho une interview de Padawan, alias François Nonnenmacher, alias le gonzue qui a scribouillé un bouquin sur les blogs d'entreprise et qui déchire sa race avec son blog. Un consultant grande classe, comme on n'en fait plus, et qui nous écrase tous. En plus de ça, il est parti s'exiler au pays du bonheur, et se prépare à se faire une maille de ouf avec son bizness de ... euh.. de quoi d'ailleurs ?

De consulting peut-être ?..

On va lui demander.

1. Padawan, on peut dire que t'es pas un mariole du web, genre un obélix du HTTP.. mais qu'est ce que c'est que cette boite là Ubiquitic ? On comprend que dalle à ce que ça fout .. C'est pas du consulting quand même ?

Bah qu'est-ce qu'il croit lui, que les mecs qui comprennent tout tout de suite ils vont payer peau de balle un consultant de luxe pour leur expliquer la vie ? Eh bien si, c'est du consulting, en plus de plein d'autres choses plus ou moins avouables (toi et moi savons bien ce que c'est que de vendre son corps temps pour de l'argent).

En fait je suis cordonnier du web, et comme tous les cordonniers, je suis mal chaussé. Je sais, le site Ubiquitic est à moitié cuit, il n'y a pas encore le logo, le design est quelconque et il manque les traductions en français et en caldoche. Mais j'ai passé plus de cinq ans à démontrer avec mon blog qu'on peut avoir un design tout pourri et attirer du monde quand même rien qu'avec le contenu (tu comprends pourquoi je n'ai aucun client dans le marketing). La vraie raison (t'as droit à un scoop là) c'est que j'ai gelé la construction du site temporairement à cause d'une bande de perfides albionais qui possèdent la marque Ubiquity et qui m'ont cherché des poux dans la tête sur ma marque. Mais grâce à mon avocat, qui me rappelle à chaque facture que mes tarifs sont trop bas, je vais bientôt pouvoir poursuivre ma conquête du monde sous ce nom d'une rare intelligence (et presqu'aussi difficile à prononcer que mon patronyme). Eux ils vendent des sardines en boite sur IP, moi je ne fais que du web, mais le meilleur du web. Tu peux me demander tout ce que tu veux, pourvu que ça se termine en site web. Même un blog, c'est dire.

Je fais aussi traducteur et conciliateur (parfois casque bleu) entre informaticiens et vrais gens. Je suis très bon pour ça parce que je suis bilingue informatique / vraie vie et que je fais partie des rares personnes qui pensent que l'informatique ne sert pas qu'à amuser les informaticiens. D'ailleurs, pratiquement tous mes clients sont des gens qui ne peuvent pas, ou ne veulent plus, travailler avec leurs informaticiens maison (mais j'ai quand même quelques DSI éclairés comme clients)

2. Avoue, en fait c'est une façade pour faire genre, mais en vrai t'en rames pas une, à mater les lagons et à grailler du poulet à la mangue sur l'île des pins ? Si je mens, donne-nous le nom d'un client sérieux pour lequel t'as fait un truc valable ?

Tu mens mais sans te tromper. Ce n'est pas une façade, il y a un vrai business derrière, avec vue sur le lagon, la chaîne de montagne et l'air conditionné, le tout à exactement dix secondes de transport de mon lit et du jardin. Je peux te donner des noms de clients très sérieux, mais ils ne vont pas être d'accord pour être cités ici, et puis je veux pas que tu me pourrisses mon business, lôngin ! Bon, d'accord, la plateforme de blogs du premier site media de France, c'est moi qui l'ai développée et qui la gère techniquement. Ça te va ça pour du sérieux ? Fin valable, comme on dit ici ;-).

3. Revenons aux fondements de l'histoire.. pourquoi avoir créé ton bizness ? Après tout ce que t'avais massacré chez Cap Gé, personne voulait t'embaucher ?

Oh si, pas un problème et j'ai eu des offres, mais pourquoi remettre des menottes alors que je vis mieux en travaillant pour moi plutôt que pour le CAC40 ? C'est plutôt un retour à l'indépendance, après une parenthèse de huit ans et demi dans le salariat. Et je ne regrette pas une minute les menottes en or que j'avais, parce qu'arrivé à un certain niveau d'expérience dans mon métier, j'ai un peu de mal à être micro-managé par des bureaucrates qui n'ont jamais vu un site web, regardent leur ordinateur comme une poule qui a trouvé un couteau et répondent au stylo en marge des e-mails imprimés par leur secrétaire (on leur laisserait faire de la politique, leur vrai métier, qu'ils nous inventeraient le Minitel 2.0 ou HADOPI, tu vois le genre, moi à la longue ça m'énerve un brin). Et puis quand tu réalises que plein de gens viennent régulièrement te demander conseil et que certains sont prêts à te payer pour ça, tu franchis le pas facilement.

4. Ton blog est lu par un peu de monde quand même. J'ai plus les chiffres en tronche, mais toi oui.. est-ce que ça t'apporte quelque chose pour faire marcher ta boutique ?

Ça marche dans une certaine mesure, mais c'est surtout mon bouquin et mes conférences qui ont aidé directement, le blog ayant permis de décrocher ça même si ce n'était pas le but initial. Après c'est le bouche-à-oreille dans les vrais réseaux sociaux des vrais gens qui joue (et ce n'est pas dans LinkedIn et autres Fesse-bouc). Maintenant j'ai le problème d'avoir cette marque personnelle, padawan, à gérer, et sous laquelle je suis bien plus connu que sous mon propre nom. Et ça me démange de pouvoir retrouver un espace vraiment personnel plutôt que ce mélange des genres (que j'ai voulu, j'assume). Mais avoir un blog avec un PageRank qui déchire ça a évidemment des avantages. Par exemple celui de publier un coup de gueule sur son ISP, de savoir qu'il est passé sous les yeux du grand patron dans la demi-heure, un dimanche, et que ça règle en 48h un problème bloqué au service client depuis des mois. Là tu as conscience d'avoir un joli mégaphone à porté de clic (d'ailleurs mon déménageur ne va pas tarder à l'apprendre à ses dépends).

5. Dis nous où tu te fais le plus de maille aujourd'hui ? Ta boite ou ton bouquin "blogueur d'entreprise" ? Est-ce que c'est vraiment pas honteux de gagner autant de blé alors qu'on habite sur une ile paradisiaque.. (je sais je suis lourd avec ça, mais tu veux pas en remettre une couche histoire de dégouter tous mes lecteurs...) ? y a bien des contraintes de merde à travailler à distance quand même ? comment tu t'organises ?

Ecrire un livre c'est le plan de la loose qui tue pour devenir riche, ça rapporte moins en tarif horaire que caissier chez Leader Price (en plus mon éditeur ne m'a jamais envoyé les décomptes de vente, soit il a honte des ventes, soit il en a vendu des tonnes et il ne veut pas me payer le reliquat de droits). Par contre pour la notoriété, dans ce pays où seuls les diplômes et les trucs en papier comptent, c'est mieux que l'Euromillion. Mes prochains bouquins, plus question de passer par un éditeur papier 1.0, ce sera vendu en ligne et sans intermédiaire. Non, c'est mon activité de service qui rapporte.

Il y a un mec qui a vendu une idée complètement aberrante à des millions de gens, un truc du genre « travailler plus pour gagner plus » (c'est sûrement un avocat), alors que c'est tellement plus intéressant de facturer plus pour travailler moins. La bonne formule pour moi c'est « un jour travaillé = deux jours chômés », si possible à déguster des langoustes et du cerf grillés et me dorer la pilule dans l'un des trois bungalows privés avec l'échelle qui descend directement du deck dans la baie d'Oro. Ou la plongée sous-marine dans le plus beau lagon du monde. Tu vois, là c'est l'hiver pour nous, on est parti camper et plonger tout le week-end. L'eau était à 27°C, j'ai rarement eu aussi chaud sous 20 mètres d'eau à regarder Némo et ses copains jouer dans le corail et les anémones. Avec quand même une petit pensée, avant de me coucher à la belle étoile, pour ceux qui prenaient le métro au même instant. Et puis quand j'ai besoin d'une piqûre de rappel citadine, l'Australie et la Nouvelle-Zélande sont à deux heures et demi de vol.

J'ai un client qui plaisante en disant qu'avec moi il fait de l'offshoring, mais en français et qui fonctionne. L'organisation est assez simple, je suis très exactement de l'autre côté du globe par rapport à la France (là où l'eau tourne à l'envers et les gens marchent sur la tête). Quand je dors, mes clients métropolitains préparent tout ce qu'ils veulent que je fasse et m'envoient ça par e-mail avant de quitter leur bureau, et pendant qu'ils dorment, je le fais. Ou pas, parce que je peux travailler le samedi et le dimanche et aller plonger le mercredi parce que le temps et l'envie s'y prêtent. Ça a perturbé un peu d'anciens clients de l'époque où j'habitais à Paris, qui avaient l'habitude de recevoir une réponse à leurs e-mails dans les 15 minutes et du coup m'en envoyaient quinze par jour. Mais ils ont vite compris l'intérêt de condenser les ordres (et les contre-ordres) en une salve le soir et d'avoir du grain à moudre dès le lendemain matin.

J'ai du mal à trouver des contraintes de merde, comme tu dis, dans un pays où dès que tu arrêtes de bosser tu as vraiment l'impression d'être en vacances. Sauf peut-être les monopoles qui font que téléphoner ou voyager te coûtent deux bras et un rein à chaque fois et que l'accès à internet est du niveau Wanadoo 256k à dix fois le prix. Ah si, il y a la difficulté pour le manager français moyen de travailler à distance avec quelqu'un qu'il n'a jamais vu et qu'il ne peut pas convoquer dans son bureau sur un claquement de doigts. Ça ne pose aucun problème à mes clients existants, qui sont tous des gens éclairés et très intelligents, mais c'est clairement un frein pour développer mon activité en métropole.

Tu vois, le seul vrai luxe dans la vie c'est le temps choisi. Alors comme je n'ai (pour l'instant) que mon temps à vendre, et que c'est une denrée rare et non renouvelable, je n'ai vraiment aucune honte à ce qu'un jour de travail me permette de buller deux jours dans l'île la plus proche du paradis (comme l'appellent nos amis japonais). Et je compte bien en profiter maintenant, pas quand je serai perclus de rhumatismes, sans retraite, dans un monde sans pétrole où les jeunes ne feront aucun cadeau aux vieux qui ont ravagé leur planète parce qu'il fallait polluer plus pour se goinfrer plus.

Et toi, elle est pas belle la vie à la Défense ?




Alors ça c'était de l'interviouve, excusez du peu. Ok, je branle plus rien, mais je vous déniche quand même de sacrés loustics non ?

Allez une petite tof de là où il zone le chacal, juste pour vous dégouter de la life.

Bon si vous aussi, vous faites le oueb de demain, d'après-demain ou simplement avez monté un biz sur l'interpoil et voulez vous faire laminer par mes questions pourraves, je vous attends.

Et au fait, si vous cherchez à louer un appartement de luxe à Paris, je prends 10%

jeudi 28 mai 2009

Allez un peu de solidarité

Parce que le monde est vraiment trop dégueu.. aidons-les :

vendredi 15 mai 2009

Interview bizness : 5 questions pourries à Mister Zippy

Ah ah, au tour de Mister Zippy de se faire tartiner par ma pomme. Le Zèbre éberlué de Look-Zippy - vous savez le bizness à tee-shirt, ça fait une paye que ça existe et personne ne lui avait posé de vraies questions.

Autant dire qu'il a pas donné de vraies réponses.. Mais venant d'un zigoto pareil, fallait un peu s'y attendre

1. Nan mais, Zippy, c'est quoi cette histoire de t-shirt biologique ou équitable, je sais plus trop. Ca fait vraiment triper les gens ça du coton en pure laine ? Ca te booste les ventes ou c'était juste pour rassurer ta mifa que t'étais pas un gros tarba de capitaliste sans morale qui faisait trimer des gamins d'Indonésie dans des bacs de produits chimiques ?

Non en fait, j'avais juste un grand besoin de me déculpabiliser. En évitant d'exploiter des enfants de pays en voie de développement, je m'achète une bonne conscience. Mais je tiens à dire pour ma défense, que je me rattrape largement en n'hésitant pas à faire travailler mes propres enfants à l'emballage et à la préparation des colis.

2. Mec, t'es devenu un maître du buzz. Tu fais 4 ou 5 anniversaires par an et au moins 78 événements divers autour de ta boutique et à chaque fois, toute la blogobulle la ramène avec ça. Comment tu fais ? Tu les paies ou quoi ? C'est quoi le secret pour avoir autant de visibilité ?

Faut coucher et le faire bien :D Mon problème, c'est que je n'ai pas du choisir les bonnes personnes.

3. Si y a un biznessman qui vit dans le trou du cul du monde, c'est bien toi. En quoi ça fait une différence par rapport à tous les loufiats qui triment à gérer leur baraque dans la granville ?

Voir la réponse à la question 2. C'est quand même vachement plus romantique dans un champs ou dans un grange remplie de foin plutôt que dans un "Formule 1" aseptisé.

4. Dans l'Aveyron, on sait pas qu'il faut déposer ses comptes ? Bon, ok je vais pas faire mon lourdingue, essayons juste de jouer au jeu du "je devine ton CA" ok ? Alors, pas fastoche vu le peu de chiffres que tu laisses traîner sur le oueb, mon chacal. Tu dois sortir maxi une dizaine de nouveau tee-shirts/ mois. Ca te fait un stock annuel d'une centaine de modèles, imprimé je dirais à 200 exemplaires maxi. Prix de vente moyen : 18 € (avec les réducs de fin de stock), stock écoulé à 50% en un an. Ca te fait du 180 voire 200 kilotunes par an. Ah, ah. Très pifométrique comme raisonnement, mais je suis dedans ou pas ?

Déjà, tous les éléments de base sont érronnés, si seulement tu avais osé pousser l'investigation un peu plus loin, je pense que tu aurais pu trouver des données plus précises. Pour revenir à ta question, c'est un raisonnement qui pourrait tenir la route... mais seulement quelques minutes. Il faut vraiment que tu arrêtes de picoler, la route est sinueuse et tu vas faire un tout droit :D

5. Bon, nouveau site oueb, nouvelles fonctionnalités tous les dimanches, internationalisation, passage au bio, concours et tout le toutim.. tu vas te calmer ou pas ? C'est quoi la suite ? Allez lâche un truc que personne ne sait (tu peux, personne ne lis mon blog... le compteur rss est trafiqué).. zyva, fais pas ta baltringue :

Je suis de nature très calme, ceux qui me connaissent te le diront, si je me calme plus, je risque de m'endormir. Donc je ne vais pas me calmer tout de suite. J'ai quelques projets en cours... le prochain ? Faire un beau voyage....

Fin de l'interviouve.

Voilà ce qu'il m'avait dit au préalable, le Zouave : "Le e-consultant est vraiment trop fort pour extirper de tous les entrepreneurs la quintessence de leur vie et la distiller dans une verve saignante. Je ne voudrais donc, pas trop lui donner trop d'os à ronger... et m'en vais donc pratiquer la langue de bois. La vraie :) Un peu comme Jacques Chirac :

"

Je crois qu'il se paie un peu ma tronche non ? C'est lamentable alors que je m'arrache le slip à trouver des questions super pourraves. Pfff, y a pu de bizness. Je boude jusqu'à ce que le lecteur RSS atteigne 580.

dimanche 10 mai 2009

Interview business : 5 questions pourraves au Tribulateur

On enquille fissa sur notre premier interviouve bizness avec 5 questions pourraves à un gonzue que tout le monde connaît : Le Tribulateur.

Ce type, je vais pas vous le présenter pendant 50 plombes, tout le monde s'en cogne. Il est là pour se faire assassiner par mes questions foireuses. Si vous voulez lire sa nécro, allez donc sur son blog : tribulation d'un entrepreneur. On commence cette série d'interviouve par lui car

- primo c'est le seul qui ait eu les couilles de répondre à mon système d'interviouve hardcore pour l'instant
- deuxio, il tenait une turne de recherche immobilière nommée Home Quest, qu'il a décidé de planter un beau jour pour je ne sais quelle raison, peut être parce qu'il avait le nez dans la farine ou que son Velib avait crevé...

Bref, c'est un cas intéressant..

1. Alors, Le Tribulateur, t'es un ex-entrepreneur de la wouine, qui a du fermer sa boîte après plus de deux ans à t'arracher les veuchs pour monter un binious qui tourne, comment tu vis le truc ? C'est un échec ? Un incident de parcours ? C'est "une expérience qui va te permettre de rebondir" comme on dit dans les magazines RH ? ou quoi ? Donne-nous ton feeling de mensch :

Bon, d'abord, tu as mal préparé ton sujet, mec. Yep. Parce que ce n'est pas deux ans mais trois. Bah ouais. Fallait que je rectifie, je pouvais pas te laisser dire une telle ânerie! :) Pour répondre à ta question, oui, c'est clairement un échec, il ne faut pas se voiler la face. Parce que j'ai tenté un truc, ça n'a pas fonctionné. Donc échec. Mais pas mat.

2. Depuis le début, même si ta boutique était pas à proprement parler une entreprise oueb, t'as grave utilisé l'Internet pour communiquer.. qu'est-ce que ça a apporté à ton schmilblick ?

Ca m'a apporté de te connaître ô toi, le plus beau et plus vaillant consulant intra-galactique. A côté de ça, tout le reste n'est qu'anecdotique. Oui, tu lis bien!

3. C'est quoi la VRAIE raison pour laquelle tu as planté ta boîte ? Et me parles pas du marché ou de bullshit comme ça, comme les vendeurs qui veulent pas baisser les prix ou les velibs qui déraillent...

Si les Vélib' déraillaient, ça se saurait. Tu ne travailles pas assez tes dossiers car voilà encore une approximation de ta part. Et puis, s'ils déraillaient, j'aurais fermé ma boîte plus tôt encore. Bah oué, je suis Vélibo-dépendant. J'ai fermé ma boîte parce que je n'étais pas le winner de la transaction que je m'imaginais pouvoir être quand je me suis lancé! Pourquoi? On va dire qu'un achat immobilier est quelque chose de trop irrationnel (le fameux coup de cœur pour cet appart sombre en premier étage) pour un mec rationnel comme moi. Oui, on peut être une baltringue de blogueur et avoir la tête sur les épaules!

4. Combien ça t'as couté au finish ce plan d'avoir ta turne depuis le blé que t'as cramé à la création jusqu'à la clôture ? Tu te dis pas que t'aurais mieux fait de tout claquer dans un carton de coke et les tepus qui vont avec ?

Ca ne m'a rien coûté en terme d'argent que j'avais investi car j'ai récupéré ma mise en fermant. Ce que ça m'a vraiment coûté, c'est plus un manque à gagner. A savoir 3/4 ans d'une rémunération de cadre-qui-n'en-veut. Rien à voir avec ta valeur sur le marché, toi, le consultant le plus célèbre et le plus talentueux, mais quand même....

5. Et maintenant, au regard de tout ce que tu viens de me lâcher, qu'est ce que tu conseillerais à tous les gaziers qui veulent se lancer dans l'entrepreunariat ?

Restez à l'écart des conseils de certains consultants-blogueurs. Leurs méthodes de rapaces pour vous placer de la journée-conseil sont implaccables. J'ai même ouie-dire qu'il se servaient de leur blog comme d'un produit d'appel. Une nouvelle sorte de fishing dont il va falloir apprendre à se méfier dare-dare si on veut pas finir en banqueroute personnelle. Puisse ma douloureuse expérience en la matière servir à d'autre. On m'a promis le Nirvana, gloire, beauté et richesse. Je n'aurai récolté qu'infortune, moqueries et quolibets! Prenez garde à vous, jeunes padawan's!

Fin de l'interviouve.

On sent le type détendu par rapport à son plantage non ?

Si vous voulez en savoir plus, je pense que vous pouvez enchaîner les questions dans les commentaires, il sortira peut-être de son terrier pour venir répondre. Ou pas.

samedi 25 avril 2009

Nouvelle rubrique : interviews du business

Ca fait longtemps que je m'étais pas lancé dans un projet foireux.. et d'ailleurs, ça se voit, dans ce blog qui périclite, les billets et les idées se font plus rares que les banques aux actifs korreks.

Je me suis gratté un peu la tronche pour trouver un plan qui me permette de cracher du billet sans trop en ramer. Et c'est là qu'a surgit, telle un zeub dans un string de brésilienne, l'idée de faire des interviouves d'entrepreneurs et de biznessman du oueb.

Je sais pas encore quelle tournure ce genre de malversation bloguesque pourrait prendre, mais je vois bien un truc du style "5 questions pourries à Bidule". Une sorte d'interviouve trashos où on poserait des vraies questions et qui donnerait lieu du coup à des vraies réponses. Pas un plan où le gus vienne faire sa promo sous forme d'un dialogue pré-socratique prévomi par son attaché de presse.

C'est pas le genre de la maison.

Nan, il faudrait que ça saigne un peu, histoire d'appâter mon chaland, mais surtout qu'on en ressorte quelque chose sur ce qu'est le oueb aujourd'hui, et ceux qui le font. Qu'on arrête nous faire bouffer de la pisse condensée sur "créer votre turne sur le oueb, ça connaît pas la crise" ou "les millionnaires d'internet s'en foutent plein les fouilles" et qu'on voit combien ça gagne vraiment, ce qu'il faut chier comme huile de ricin pour faire son trou ou encore l'histoire que ces oufs de l'interpoil ont à nous raconter.

Je crois qu'en termes de survie en entreprise, biznessman, salaryman ou simple glandeur, on aura tous quelque chose à en tirer.

On essaiera de débusquer ceux qui font vraiment de la maille, ceux qui margoulent et ceux qui se la pètent chanmé dans les soirées pétasses.

Alors voilà, je me suis fait une petite liste de candidats et je m'en vais leur balancer un mail à chacun un peu comme dans la pêche à la grenade. Et on verra ce qui remonte comme poiscaille.

Mais toi aussi, si t'es un biznessman du oueb, et que ce genre de plan te chauffe les boules comme il faut, viens faire le mariole chez wam, et contacte-moi, je te mitonnerais des questions aux petits oignions.

Subprime Crisis Blues

Ah, bah ça me redonne le moral ça.

jeudi 23 avril 2009

Je veux travailler

Pas vous ?

mercredi 25 mars 2009

Walter en force

Juste une annonce, pour vous dire que pour le concours d'insultes, c'est Walter qui a gagné.

Prépare ton billet mec.

Et entre en contact par le formulaire.

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